Intermarché et Netto doivent atteindre 15 % de part de marché d’ici à 2013, contre 13,6 % actuellement. Tel est l’un des objectifs que se fixe Philippe Manzoni, président d’ITM Alimentaire, qui indique qu’à fin juin « le chiffre d’affaires d’Intermarché a progressé de 4,5 % à périmètre constant (avec carburant) ». Un bon 1er semestre pour l’enseigne phare du groupement des Mousquetaires, dont le résultat en 2009 accuse une légère baisse, passant de 24,8 Md€ de chiffre d’affaires en 2008 à 24,1 Md€. Netto, de son côté, a enregistré l’an passé un chiffre d’affaires de 1,1 Md€ et comptabilise depuis janvier une hausse de 6,4 % de son CA. Avec une progression encore plus forte pour les points de vente qui ont adopté le nouveau concept “Plus j’achète, moins c’est cher”, dont le chiffre a bondi de 32,8 % en moyenne. D’ici à trois ans, l’enseigne hard-discount souhaite atteindre 6 000 € de CA au mètre carré, contre un peu moins de 5 000 € actuellement.
Exploiter tous les formats Pour atteindre ses différents objectifs, ITM Alimentaire va continuer à s’appuyer sur différents axes stratégiques : la segmentation des magasins, qui a commencé en 2009, le renforcement de l’offre de produits de proximité, et une régionalisation accrue de l’assortiment. La structure souhaite ainsi exploiter tous les formats dont elle dispose afin de les adapter aux lieux et aux consommateurs. Elle mise d’ailleurs beaucoup sur Intermarché Express, dont l’implantation se situe en centre-ville des grandes métropoles. 23 points de vente ont d’ores et déjà été identifiés et seront ouverts d’ici à la fin d’année. Paris fait également partie des zones d’implantation de cette enseigne de 700 m2, même si rien n’est encore prévu en 2010. Le format hypermarché n’est pas délaissé par le groupement, puisque le parc devrait à terme doubler, passant de 76 à 150 unités. Enfin, Intermarché compte créer cette année une quinzaine de drives supplémentaires et va inaugurer à la rentrée la vente de petit mobilier dans plusieurs magasins tests. Côté prix, Philippe Manzoni a indiqué qu’ils « ont baissé de 3 % en 2009 et ils vont encore baisser cette année ». Une campagne est d’ailleurs prévue pour cet automne afin de renforcer le positionnement d’Intermarché et de Netto. Soulignons, par ailleurs, qu’il n’y a pas que le prix qui baisse chez les Mousquetaires. Les marges arrière (qui n’ont pas tout à fait disparu) ont littéralement fondu en raison des nouvelles règles de négociations commerciales entre distributeurs et fournisseurs, passant de 35 à 10 %.
Consommer. D’un acte quotidien, tantôt banal, tantôt nécessaire, parfois jouissif, la crise en a fait un obstacle de plus au pouvoir d’achat des Français. Résultat : ils consomment moins. Selon l’Insee, les dépenses des ménages en biens ont reculé, en moyenne, de 0,5 % en 2011. Du...