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Juin : continuité en vue
En apparence, les chiffres de la consommation des ménages en mai étaient plutôt de bon augure pour l’économie française. COMMERCE DE DÉTAIL Sans éclat Après une performance plutôt convenable en mai du fait de la bonne tenue du secteur de l’équipement du logement, le soufflé est retombé en juin. Il faut dire que la situation économique ne s’est pas améliorée et que le pouvoir d’achat des ménages souffre encore de la remontée conjointe de l’inflation et du chômage. Bref, c’est un très difficile 1er semestre que nous venons de vivre et qui confirme que la consommation des ménages a peu de chances de rester le moteur principal de la croissance économique au cours des prochains trimestres. Les détaillants seront donc encore à la peine au 2nd semestre.
ALIMENTATION Sans panache Peu de changements sur le front du commerce de détail alimentaire en mai. Certes, l’activité en valeur est quelque peu dopée par une remontée des prix sur certains produits frais, mais les ménages continuent de faire attention à la dépense et à la composition de leur chariot. Exit donc les achats coup de coeur au profit d’aliments plus traditionnels, si possible en promotion. Notons également que les hard-discounters, après une passe difficile, deviennent de nouveau incontournables, puisqu’ils bénéficient de leur positionnement historique sur les prix les plus bas à un moment où les Français guettent la moindre économie.
ÉQUIPEMENT DE LA PERSONNE En dents de scie L’habillement cuir reste en crise dans l’Hexagone. En juin, le glissement annuel du cumul annuel mobile redescend à - 2,4 %, signalant que la conjoncture s’est de nouveau dégradée pour le secteur. Ce chiffre revêt une grande importance pour l’économie française puisqu’il sert de révélateur de la nature profonde de la situation actuelle. En période de vaches grasses, le textile peut surperformer la croissance économique d’ensemble. En période de crise, en revanche, il ne s’en sort pas puisque les ménages préfèrent reconstituer une épargne de précaution. Malheureusement, c’est bien le cas de figure qui se dessine aujourd’hui.
ÉQUIPEMENT DU FOYER Remontée en pente douce On a voulu y croire jusqu’au bout. Mais l’effet Coupe du Monde de football est vite retombé! Les dépenses en téléviseurs ont nettement accéléré en mai sous l’effet de l’approche du Mondial, mais aussi du passage au numérique dans l’ouest de la France qui nécessitait l’achat d’équipements compatibles avec la TNT. Hélas, la pitoyable prestation de l’équipe de France a mis un terme précoce à tout espoir d’une véritable dynamique liée au football et une nouvelle stabilisation n’est pas à écarter au cours des prochaines semaines même si les innovations dopent toujours l’électronique de loisir.
Rédaction Points de vente 28 juin 2010
Méthodologie XerfiLe groupe Xerfi a pour mission de fournir aux décideurs les analyses indispensables pour surveiller les marchés et la concurrence, et décrypter les stratégies et les performances des entreprises. Xerfi et ses filiales publient ainsi chaque année plusieurs milliers d’études réalisées en totale indépendance au sein de ses 20 pôles sectoriels. Ces indicateurs sont réalisés et analysés tous les mois par le département macroéconomie de Xerfi, après consultation des meilleures sources statistiques. Les estimations et prévisions sont systématiquement validées par les experts du département Distribution-Consommation du groupe Xerfi, qui effectuent une veille permanente des marchés concernés. Les barres verticales représentent la tendance sur les trois derniers mois, la courbe la tendance sur un an. Les histogrammes sont une mesure de la consommation et du chiffre d’affaires moyen en valeur sur les trois derniers mois, à l’exception de l’inflation qui est présentée en glissement annuel. Les courbes indiquent une tendance annuelle (12 derniers mois rapportés aux 12 mois précédents). Rédaction Points de vente |
L’EDITOLa tentation du virtuel Consommer. D’un acte quotidien, tantôt banal, tantôt nécessaire, parfois jouissif, la crise en a fait un obstacle de plus au pouvoir d’achat des Français. Résultat : ils consomment moins. Selon l’Insee, les dépenses des ménages en biens ont reculé, en moyenne, de 0,5 % en 2011. Du... |





















