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Mai: pas très gai
En avril, les dépenses en produits manufacturés ont reculé de 1,2 % d’un mois sur l’autre.
Voilà qui lance le 2e trimestre sur de bien mauvaises bases et compromet nos chances d’atteindre un taux de croissance respectable sur l’ensemble de l’année.
Car, depuis des années, c’est la consommation qui est à l’origine de l’essentiel de la croissance du PIB.
Or, le vent d’austérité qui souffle aujourd’hui sur l’économie française, sans compter la remontée conjointe des prix et du chômage, n’augurent rien de bon pour le pouvoir d’achat.
COMMERCE DE DÉTAIL
Amorphe
Le commerce de détail reste en grande difficulté. Certes, la variation du cumul annuel mobile se rapproche doucement de zéro. Mais cette évolution moins négative reflète avant tout une hausse des prix et pas forcément du volume d’affaires. De fait, la consommation des Français est en nette baisse depuis le début de l’année (excepté en mars) sur fond de remontée du chômage et de hausse des prix. Désormais, ce sont les politiques de rigueur qu’il faudra suivre de près : les perfusions dont bénéficiait la consommation sont en cours de retrait, ce qui devrait déprimer les dépenses des ménages.
![]() ALIMENTATION
Stable
Pas d’amélioration en vue pour le commerce de détail de produits alimentaires. La hausse des prix dans le secteur est contrebalancée par la modification de la structure du panier moyen au profit de denrées moins onéreuses ou de moins bonne qualité. En d’autres termes, les quantités écoulées restent convenables, mais les marges des distributeurs sont pincées. Dans ces conditions, tout paraît réuni pour voir repartir en force les hard-discounters qui ont pâti, dans un passé récent, des efforts des grandes surfaces traditionnelles pour les concurrencer sur les prix. Mais, le low cost, le vrai, nécessite un business model parfaitement adapté.
![]() ÉQUIPEMENT DE LA PERSONNE
Sans souffle
L’équipement de la personne n’arrive pas à sortir la tête de l’eau. Autant le mois de mars fut bon (même si des facteurs calendaires ont joué), autant avril a été délicat. Comme toujours pendant les crises, le textile-habillement est le premier poste sacrifié. Au cours des prochaines semaines, la baisse de l’euro pourrait également jouer des tours au secteur puisqu’elle renchérit les approvisionnements. Soit les prix proposés aux consommateurs augmenteront, soit les marges seront à nouveau sacrifiées. Bref, les prochains mois s’annoncent éprouvants pour les détaillants.
![]() ÉQUIPEMENT DU FOYER
Eteint
L’équipement du foyer traverse décidément une mauvaise passe. C’est surtout le meuble qui n’arrive pas à se remettre du blocage de l’immobilier. Le faible nombre de transactions comparé au pic du marché se traduit par de moindres déménagements, donc par de moindres opportunités de renouveler le mobilier. Comme souvent à l’approche de grands événements sportifs, la Coupe du Monde de football va doper provisoirement les ventes d’électronique grand public (téléviseurs, enregistreurs à disque dur...), mais il n’empêche que les fondamentaux restent fort dégradés.
![]() Rédaction Points de vente 31 mai 2010
Méthodologie XerfiLe groupe Xerfi a pour mission de fournir aux décideurs les analyses indispensables pour surveiller les marchés et la concurrence, et décrypter les stratégies et les performances des entreprises. Xerfi et ses filiales publient ainsi chaque année plusieurs milliers d’études réalisées en totale indépendance au sein de ses 20 pôles sectoriels. Ces indicateurs sont réalisés et analysés tous les mois par le département macroéconomie de Xerfi, après consultation des meilleures sources statistiques. Les estimations et prévisions sont systématiquement validées par les experts du département Distribution-Consommation du groupe Xerfi, qui effectuent une veille permanente des marchés concernés. Les barres verticales représentent la tendance sur les trois derniers mois, la courbe la tendance sur un an. Les histogrammes sont une mesure de la consommation et du chiffre d’affaires moyen en valeur sur les trois derniers mois, à l’exception de l’inflation qui est présentée en glissement annuel. Les courbes indiquent une tendance annuelle (12 derniers mois rapportés aux 12 mois précédents). Rédaction Points de vente |
L’EDITOLa tentation du virtuel Consommer. D’un acte quotidien, tantôt banal, tantôt nécessaire, parfois jouissif, la crise en a fait un obstacle de plus au pouvoir d’achat des Français. Résultat : ils consomment moins. Selon l’Insee, les dépenses des ménages en biens ont reculé, en moyenne, de 0,5 % en 2011. Du... |





















