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Mars: ça ne repart toujours pas!
Les alertes sérieuses sur la consommation des ménages se multiplient. En février, les dépenses en produits manufacturés ont reculé de 1,2 %, après une baisse de 2,5 % en janvier. Il fallait s’attendre à un essoufflement après une bonne fin d’année 2009, en raison de la disparition par paliers de la prime à la casse automobile. Le problème, c’est que l’on ne voit toujours pas émerger de nouveau relais de croissance. Tant que le marché du travail restera en aussi mauvais état, la consommation demeurera malheureusement morose. COMMERCE DE DÉTAIL Toujours assoupi Le 1er trimestre a de nouveau été très compliqué pour le commerce de détail. On perçoit toutefois une petite amélioration en mars : cela étant, la variation du cumul annuel mobile reste fortement négative, à - 1,5 %. Il faut dire que la conjoncture demeure très fragile : le chômage poursuit sa remontée et le pouvoir d’achat est grignoté mois après mois par un surcroît d’inflation. Dans ces conditions, les ménages continuent de reconstituer une épargne de précaution pour se prémunir contre d’éventuels coups durs. Il faudra donc attendre le 2nd semestre pour entrapercevoir une vraie amélioration.
ALIMENTATION L’appétit revient doucement En mars, le bout du tunnel paraît un peu moins loin. Néanmoins, une tendance de fond ne se dément pas, à savoir celle d’une restructuration de la demande au profit des aliments moins onéreux. Ainsi, en termes de quantités, les volumes écoulés sont stabilisés, mais la valeur, elle, continue de pâtir de la mauvaise conjoncture actuelle. Il n’empêche, l’indicateur pourrait prochainement repasser en territoire positif sous l’effet d’une remontée progressive des prix. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle dans un contexte où les consommateurs sont de plus en plus attentifs à la valse des étiquettes.
ÉQUIPEMENT DE LA PERSONNE En lambeaux Le mois de mars aura à peine permis de stabiliser la conjoncture d’un secteur qui a lourdement souffert en février. Certes, les effets calendaires ont joué défavorablement, mais le diagnostic reste le même: l’habillement-cuir est une des victimes principales de la crise. Il s’agit là d’achats “discrétionnaires” par excellence que l’on peut facilement reporter sine die contrairement aux dépenses récurrentes (du type téléphonie, loyer, électricité, etc.). Bref, les Français renoncent à l’heure actuelle aux dépenses jugées superflues, ce qui pénalise ce secteur plus que d’autres.
ÉQUIPEMENT DU FOYER Sans ressort L’équipement du foyer ne s’en sort pas. Bien entendu, en volume, le secteur bénéficie de la bonne tenue (toute relative) de l’électronique grand public, portée par l’innovation permanente et la baisse des prix. Mais le repli des tarifs pèse lourdement sur l’activité en valeur. Par ailleurs, la situation ne se débloquera pas tant que le marché immobilier sera paralysé. Or, l’ajustement des prix ne s’y est toujours pas pleinement effectué, ce qui signifie que les transactions demeurent bloquées pour l’essentiel. Résultat : les occasions de renouveler son mobilier ou son électroménager ne sont pas légion.
Rédaction Points de vente 05 avril 2010
Méthodologie XerfiLe groupe Xerfi a pour mission de fournir aux décideurs les analyses indispensables pour surveiller les marchés et la concurrence, et décrypter les stratégies et les performances des entreprises. Xerfi et ses filiales publient ainsi chaque année plusieurs milliers d’études réalisées en totale indépendance au sein de ses 20 pôles sectoriels. Ces indicateurs sont réalisés et analysés tous les mois par le département macroéconomie de Xerfi, après consultation des meilleures sources statistiques. Les estimations et prévisions sont systématiquement validées par les experts du département Distribution-Consommation du groupe Xerfi, qui effectuent une veille permanente des marchés concernés. Les barres verticales représentent la tendance sur les trois derniers mois, la courbe la tendance sur un an. Les histogrammes sont une mesure de la consommation et du chiffre d’affaires moyen en valeur sur les trois derniers mois, à l’exception de l’inflation qui est présentée en glissement annuel. Les courbes indiquent une tendance annuelle (12 derniers mois rapportés aux 12 mois précédents). Rédaction Points de vente |
L’EDITOLa tentation du virtuel Consommer. D’un acte quotidien, tantôt banal, tantôt nécessaire, parfois jouissif, la crise en a fait un obstacle de plus au pouvoir d’achat des Français. Résultat : ils consomment moins. Selon l’Insee, les dépenses des ménages en biens ont reculé, en moyenne, de 0,5 % en 2011. Du... |





















