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Marketing | Vente-privée

28 juin 2010

Comment exploiter sa base de données ?




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Jamais nous ne vendrons notre base de données aux annonceurs ni ne monétiserons notre audience.” Voilà, en substance, ce que répétait à l’envi la direction du tout-puissant site vente-privée.com. Fort de ses 7 millions de membres et ses 680 M€ de chiffre d’affaires (+ 33 % en 2009), le premier e-commerçant généraliste français en termes de pages vues (1 milliard de pages vues par mois) se targuait en effet de ne pas avoir besoin de commercialiser sa base de données pour avoir plus de réussite. Il est vrai que le bilan 2009 lui donnait raison : 2 500 ventes produites avec plus de 1 200 marques (dont 488 nouvelles enseignes), plus de 38 millions de produits… Bref, le succès était au rendez-vous.

Plus de 1 million de mails

Pourtant, en 2010, le leader des ventes événementielles change d’avis et ouvre pour la première fois sa base clients à la location. La régie de fichiers BtoC Scanclic est l’heureuse bénéficiaire de cette exclusivité. « Nous commercialisons en effet depuis cette année ce fichier, qui compte plus de 1 million de mails correspondant aux adresses d’internautes qui ont accepté de recevoir des offres publicitaires », confirme Lysiane Villedieu, directrice générale associée de Scanclic. Le principe est simple : « Prenons l’exemple d’une vente privée de chaussures de sport. L’internaute se connecte au moment de la vente privée mais ne peut acquérir la paire qu’il souhaite, soit parce que le stock est épuisé, soit parce qu’il n’y a pas sa taille… Peu importe, il est déçu. Nous proposons alors à la marque de recontacter ce “client potentiel” et de lui faire une offre commerciale. » Coût de l’opération marketing : environ 50 € pour 1 000 adresses. Gain pour Vente-privée : environ 50 000 € par envoi, sachant qu’il y en a, en moyenne, deux ou trois par mois. « Pas plus, pour ne pas saturer le consommateur », confie-t-elle. Le mode opératoire séduit. « D’autant que la campagne de l’annonceur est adressée exclusivement aux internautes susceptibles d’être intéressés, rappelle-t-elle. Un ciblage très précis qui plaît énormément aux marques. » Ainsi qu’à Vente-privée. « C’est l’aspect service en plus apporté à l’internaute qui a convaincu le site de changer son fusil d’épaule », précise Lysiane Villedieu. Et pas le revenu complémentaire qui en découle ? Le géant internet n’a pas, il est vrai, besoin de cette manne pour renflouer ses comptes. En revanche, il ne dit pas non à ce service à valeur ajoutée qui réussit à ses concurrents comme Showroomprivé.com, lequel commercialise sa base auprès de la société Tikal.



Christelle Magaud

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