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14 juin 2010

Comment valoriser son savoir-faire ?




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Depuis plusieurs années, le groupe Pixmania gère la création et la gestion de ses sites de e-commerce grâce à ses 200 développeurs maison et autant d’informaticiens. « Après avoir essayé de travailler avec des web agencies, relate Ping-Ki Houang, directeur exécutif du groupe Pixmania et directeur général d’e-merchant, nous avons intégré le développement et acquis un véritable savoir-faire. En matière de e-commerce, la valeur ajoutée vient de la technique. » La croissance a suivi et ce savoir-faire a été filialisé sous le nom d’e-merchant voilà quatre ans afin de proposer à de grandes entreprises et marques les compétences et la plateforme technologique du groupe.

Développer e-merchant
Premier client : Bouygues Telecom, qui a délégué tout son e-commerce au prestataire. Puis, avec le rachat de Pixmania par le groupe anglais DSG International, l’activité a été gelée pour se consacrer aux sites maison – Dixons, Currys, PC World. C’est aujourd’hui chose faite et le dirigeant entend bien développer e-merchant avec pour objectif de compter une trentaine de comptes externes d’ici à deux ans et demi. « Nous ne fonctionnons pas comme une agence classique, explique-t-il. Nous savons comment vendre sur le Net. Nous ne répondons donc pas à un cahier des charges, mais vendons le concept et l’expertise Pixmania. Nous fournissons un certain nombre d’outils pendant la durée du contrat et nous rémunérons ensuite sur l’activité. » Concernant la prestation, les possibilités sont variées. Au minimum, e-merchant fournit la plateforme de e-commerce, réalise le site grand public, l’hébergement et le support. Le ticket d’entrée ? 200 000 €. Le front-office n’est pas le plus onéreux. En revanche, avec des offres clés en main comprenant en sus la logistique et la relation client, voire la stratégie d’investissement on line, le tarif grimpe. Mais il reste corrélé aux résultats. « Nous proposons des plans à trois ans, avec des objectifs de chiffre d’affaires et la définition de notre pourcentage dépend également de la catégorie de marché », confie Ping-Ki Houang. Ainsi, par exemple, la facture sera plus élevée pour un distributeur que pour une simple marque.
Mais avec ces offres, la logistique en particulier, Pixmania ne s’éloigne-t-il pas de son cœur de métier ? « Nous traitions déjà 60 000 colis/jour pour nous-mêmes et avons massifié la centrale logistique, précise le dirigeant. Les flux de nos clients sont traités en entrepôt Pixmania dans des zones cage séparées et nous ne gérons que des produits de petite et moyenne taille, pour lesquels nous avons le savoir-faire, dans le cadre d’offre clés en main et si c’est intéressant en termes de flux. » Illustration avec les produits sensibles de S.T. Dupont ou Universal Mobile. En revanche, pour Sud Express, e-merchant ne gère pas les stocks. Et la société n’exclut pas de travailler pour des acteurs de l’électronique grand public ou de la grande distribution, pourtant a priori concurrents de Pixmania. Objectif ? Passer de 100 % de l’activité issue du e-commerce il y a encore deux ans (via Pixmania et Pixmania Pro) à une répartition en trois tiers entre e-commerce, place de marché (service) et e-merchant (prestation).



E. Cornevin

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