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L’omelette, le nouveau plat du pauvre ?
Deux œufs apportent autant de protéines que 100 grammes de viande ou de poisson pour un prix dix fois moindre. Voilà le rapport pondu par le Comité national pour la promotion de l’œuf. Et l’étude de détailler par le menu les propriétés bénéfiques de l’aliment. On peut donc déduire qu’en temps de crise, l’œuf a tout bon. Sauf que si l’aliment est si bon marché que ça, c’est parce qu’il est obtenu grâce à des volailles élevées en batterie. D’ailleurs, la France est championne d’Europe en la matière, dépassant allègrement les quotas du nombre de poules pondeuses au mètre carré. Ce qui fait que les volailles françaises sont farcies de salmonelle. A éviter, donc. Reste la solution de se rabattre sur des œufs issus de poules élevées en plein air. Mais là, le prix n’est plus le même : il est quatre fois plus élevé ! Eh oui ! c’est toujours plus cher pour les poules de luxe ! Mais du coup, l’œuf devient inaccessible pour les foyers modestes. Leur choix devient cornélien : gober un œuf suspect ou bien se ruiner pour faire un repas correct ? Mais de cela, après tout, on s’en bat l’aile… Christelle Magaud |
L’EDITOLa tentation du virtuel Consommer. D’un acte quotidien, tantôt banal, tantôt nécessaire, parfois jouissif, la crise en a fait un obstacle de plus au pouvoir d’achat des Français. Résultat : ils consomment moins. Selon l’Insee, les dépenses des ménages en biens ont reculé, en moyenne, de 0,5 % en 2011. Du... |

















