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17 mai 2010

Sacré coup de pain




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Que c’est bon d’être un commerçant indépendant, de déambuler ici et là avec son camion de livraison en portant aux bonnes âmes des villages leur pain quotidien. Mais, car il y a souvent un “mais”, avouons que ce n’est pas non plus une sinécure. Car, qu’il pleuve, neige ou vente, il faut bien les livrer chaque matin ces satanées baguettes. Un p’tit coup de klaxon pour indiquer que l’on est bien là et hop ! les ouailles se pressent devant l’échoppe mobile. Mais voilà, le sympathique appel du klaxon ne plaît pas toujours… C’est le cas de cette infirmière qui vit dans le Val-d’Oise (95). Depuis des années, elle travaille de nuit et se couche à 8 h 15 du matin. Pile à l’heure à laquelle Paul, le boulanger du bourg, presse avec un certain enthousiasme le bouton de son avertisseur sonore. Ce qui dérange assurément l’infirmière de nuit. A tel point que le boulanger et son klaxon se retrouvent au tribunal pour tapage diurne. En première instance, le pauvre homme se voit condamné en 2009 à 200 € d’amende et à 1 000 € de dommages et intérêts. Un sacré coup de pain pour ainsi dire, puisqu’au final, Paul a stoppé sa tournée. Et se voit obligé par la cour d’appel de Versailles de débourser 150 € d’amende et 500 € de dommages et intérêts. On peut se demander si le pauvre Paul va, lui aussi, porter plainte lorsqu’une infirmière l’aura mal piqué…



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