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03 mai 2010

Un goût de cendres pour certains producteurs




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Sur les ondes, sur le Net ou dans la presse, impossible d’y avoir échappé. Et nous ne ferons donc pas exception. Le ­fameux volcan islandais au nom imprononçable a paralysé le ciel européen pendant une semaine, laissant des millions de voyageurs sur le carreau et plombant les comptes des compagnies aériennes et de l’industrie du tourisme. Mais l’impact économique ne s’arrête pas là. La fermeture des espaces aériens a également cloué au sol nombre de produits acheminés par avion. Car si le trafic marchandises se fait à plus de 95 % par terre et par mer, le transport aérien en représente tout de même 40 % en valeur. Principalement des produits high-tech ou à haute valeur ajoutée, comme les écrans plasma en provenance d’Asie, mais également des denrées périssables. Résultat : 5 tonnes de poissons du Sénégal ont fini à la poubelle, tout comme des centaines de milliers de roses du Kenya. Sans parler des fruits et légumes : haricots verts du Sénégal, mangues du Brésil, tomates cerise d’Israël, ananas, fruits de la passion… Quelques jours de plus et la Grande-Bretagne, comme plusieurs entreprises de Rungis, était au bord de la pénurie. La mondialisation des approvisionnements n’est finalement que peu de chose. Une pierre dans le jardin des fondus du tout, tout de suite, et un argument de plus dans l’escarcelle des locavores.



Elise Cornevin

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