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Le lait se raffine
C’est un petit segment : 20 M€. Une « Belle au bois dormant à réveiller », selon Thomas Auriau, directeur de marque Nestlé Grand Chocolat, qui se lance sur le créneau du chocolat au lait de dégustation à la rentrée avec deux références (Lait fondant ultime et Lait caramel pointe de sel). La tablette s’orne d’un logo “Qualité suisse”, avec le drapeau. Une façon d’affirmer la qualité du produit (au lait du même pays) et de venir titiller Lindt, le chocolatier qui revendique son origine helvète, par ailleurs leader de cette niche attirante. Sur les trois dernières années, les tablettes de chocolat au lait de dégustation enregistrent en effet une croissance moyenne de 5 % selon Nestlé, contre 2 % pour l’ensemble du chocolat permanent. Et ce, en l’absence de grandes initiatives des fabricants. Nestlé espère faire sa place avec des bouchées en forme de vague, une nouvelle apparence inaugurée en septembre dernier sur les tablettes de dégustation noir. Cette fois, le sens de la vague est inversé. « Le défi est de parler du lait, connoté enfant, en étant premium », relève Thomas Auriau, qui compte sur la qualité des ingrédients et l’esthétique de ses tablettes. Lindt n’a pas attendu l’arrivée de Nestlé pour se défendre. Dès avant l’été, il a relancé sa gamme, pub télé à l’appui. Quant à Nestlé, il poursuit le chantier engagé il y a moins d’un an en étendant sa plateforme Grand Chocolat à d’autres segments des tablettes adultes. De janvier à mai, le fabricant, qui a accumulé des années de baisse, assure stabiliser sa part de marché sur les tablettes adultes. Isabelle Doiseau |
L’EDITOLa tentation du virtuel Consommer. D’un acte quotidien, tantôt banal, tantôt nécessaire, parfois jouissif, la crise en a fait un obstacle de plus au pouvoir d’achat des Français. Résultat : ils consomment moins. Selon l’Insee, les dépenses des ménages en biens ont reculé, en moyenne, de 0,5 % en 2011. Du... |


















