Frappées par la crise, les enseignes de textile sont à la peine. Le marché a en effet diminué de 3,4 % en valeur en..." /> 19/04/2010 Les nouveaux habits du textile


Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous

Lire la publication
Accéder aux suppléments

Petites annonces d'immobilier commercial

Votre emploi dans la distribution avec Distrijob

Le point de vue des chefs de rayon

Store'com

Avis d'experts



Liens utiles
mercredi 08 février 2012


 


Enquêtes

Tous les articles de la rubrique

Distribution

19 avril 2010

Les nouveaux habits du textile


Chahutées par la crise, les enseignes de prêt-à-porter sont contraintes de revoir leur modèle. Chacune cherche des réponses taillées sur mesure avec, en bout de course, la sortie du tunnel pour tout le secteur.

;

Imprimer cet article
Retour à la page d'accueil
Envoyer à un ami

Frappées par la crise, les enseignes de textile sont à la peine. Le marché a en effet diminué de 3,4 % en valeur en 2009, selon l’Institut français de la mode (IFM). Certaines enseignes ont même fini par jeter l’éponge : Be You K a mis la clé sous la porte, Lee Cooper est en dépôt de bilan, Multiples en redressement judiciaire… D’autres encore taillent dans leur réseau : Mexx ferme ainsi deux succursales (Cannes, Evry 2). Certaines, enfin, cèdent leurs points de vente : Newman vend ses 29 magasins au Groupe Zannier, Beaumanoir s’est emparé de Morgan… Surtout, les restructurations vont bon train, à l’image de Pimkie, qui licencie 190 salariés. Bref, la liste est longue de ces enseignes qui sont frappées de plein fouet par la crise.

Un effet de manches
Pourtant, certaines s’en sortent mieux que d’autres. « Ce sont les chaînes de grandes surfaces de périphérie, comme Gemo ou La Halle, qui ont le mieux défendu leurs positions, constate Evelyne Chaballier, directrice études et prospectives à l’IFM. Avec leur concept de grande surface proposant des basiques à bas prix pour la famille, elles ont pris des parts de marché aux hypers, historiquement présents sur ce créneau. » Les chaînes de centre-ville, elles aussi, s’en sont bien sorties, leur part de marché passant de 25,9 % en 2008 à 27 % en 2009. Même s’il s’agit là d’un effet de manches. « Leur bilan positif s’explique en effet uniquement par leurs programmes d’ouverture, souligne-t-elle. C’est typiquement le cas de H&M, qui a installé 21 nouveaux magasins sur le territoire hexagonal en 2009. » Toutes les chaînes ne sont donc pas logées à la même enseigne. C’est même un combat bien différent pour les plus petites d’entre elles, qui ne disposent pas de la force de frappe d’un H&M ! Elles sont ainsi contraintes de s’unir. C’est le choix opéré par Jules, Brice et Bizzbee,  trois enseignes issues du giron Mulliez. Avec environ 570 unités, le nouvel ensemble, baptisé Hap­py Chic, compte mutualiser ses fonctions support (RH, systèmes d’information…) afin de dégager des économies.

Trois griffes vendues ensemble
Plus intégrée encore est la tactique adoptée par les trois marques-enseignes françaises Sandro, Maje et Claudie Pierlot. « Elles lancent un réseau de magasins multimarques, où les trois griffes sont vendues ensemble pour la première fois. On assiste là à un rapprochement physique dans le front-office et plus seulement dans le back-office », souligne Evelyne Chaballier. Idem pour le groupe Beaumanoir. Après avoir couvert les centres-villes de ses bou­tiques multimarques, il a installé en périphérie des magasins multistores regroupant ses trois marques : Cache-Cache, Bonobo et Patrice Bréal. Une stratégie qui porte ses fruits. Cache-Cache a ainsi dégagé un chiffre d’affaires de 450 M€ en 2009, contre 360 M€ en 2008.

Des changements de concept
Toutes ces initiatives ont bien évidemment été accompagnées de changements de concept. « Beaucoup d’enseignes ont modifié leurs magasins en 2009 en poursuivant toutes le même objectif : générer de la croissance tout en diminuant les coûts », confirme Hubert de Malherbe, fondateur de l’agence Malherbe Design, qui a notamment travaillé sur ceux de La Halle et de Daniel Hechter. New Look a suivi cette tendance, comme le détaille son directeur marketing, Nicolas Raynaud : « A l’ori­gine, nous avions adopté des couleurs vives pour attirer le client et illustrer notre côté britannique. Or, aujourd’hui, nous mi­sons sur des tons plus neutres afin de rendre notre modèle plus vite exportable. » Sous-entendu plus uniforme, donc plus industrialisable et moins coû­teux à développer. La crise a également fait réagir New Look sur la mise en avant de certaines catégories. Le Britannique a ainsi affiné sa politique produit pour coller au plus près des besoins de son cœur de cible. Qui n’est pas le même selon les pays. « Nous insistons, par exemple, sur les basics pour une clientèle féminine de 35 ans en Angleterre, car elle nous connaît depuis longtemps et a vieilli avec nous, détaille-t-il. De très mode, ces clientes se sont tournées, avec la maturité, vers des collections plus classiques ! » A l’inverse, en France où l’enseigne est présente depuis seulement quatre ans, elle se concentre sur les étudiantes. « Comme elles sont très fri­andes de promotions, nous leur accordons une réduction de 10 % toute l’année ainsi qu’un programme de fidélité dédié », ajoute-t-il.

Une collection low cost
Travailler le prix reste un passage obligé pour toutes ces enseignes, d’autant que la concurrence est rude sur le sujet. Il suffit pour s’en convaincre de voir la multiplication des sites internet de ventes privées, la profusion d’enseignes de désto­ckage, la prolifération des villages de marques proposant des collections à des prix cassés, etc. Crise du pouvoir d’achat oblige, le client est en effet systématiquement en quête de la bonne affaire. Par conséquent, tout est bon pour le convaincre. Y compris lancer des collections à bas prix, comme Mango avec sa nouvelle marque low cost baptisée Think Up. Avec ses 90 pièces commercialisées à partir de 9 €, cette ligne à petit prix répond à la problématique de pouvoir d’achat des clientes de l’enseigne.
Si Mango est l’exemple extrême, la plupart de ses concurrents ont, eux, tout simplement diminué leurs prix. A l’image de New Look. « Nous avons préféré baisser nos prix de 20 % cet automne pour avoir une architecture de prix davantage en phase avec le marché », déclare ainsi Nicolas Reynaud. Qu’il s’agisse de concept ou de stratégie prix, on remarquera  que ce sont les enseignes étrangères qui se sont le plus fait remarquer en France pendant la sinistrose. Donneraient-elles le “la” ?
« Effectivement, les Desigual, New Yorker, Uniqlo et consorts se révèlent très innovantes et animent le marché », confirme Evelyne Chaballier. Il suffit de se remémorer l’arrivée en fanfare du Japonais à Paris pour s’en convaincre. Son concept : développer des produits basiques à l’infini. « Nous venons de lancer UT, notre collection de tee-shirts, avec plus de 1 000 designs différents », indique Charlotte Bouvier, directrice mar­keting et communication d’Uniqlo. Une variété qui explique le choix d’une politique service importante. « Nous avons recruté pas moins de 200 vendeurs pour notre magasin de l’Opéra à Paris », déclare-t-elle.

Privilégier la qualité des produits
Un concept qui se distingue aussi par sa politique fournisseurs. « Alors que nos concurrents travaillent avec des milliers de fournisseurs, nous entretenons une collaboration étroite avec une centaine d’usines. Nous les accompagnons dans les process qualité avec nos maîtres textiles japonais, qui détiennent chacun une spécificité : l’assem­blage, la toile, les impressions… Ceci afin de privilégier la qualité de nos produits. » Une tactique qui semble lui réussir et qui fait dire à Evelyne Chaballier : « Les acteurs qui sauront jouer le prix juste et les belles collections s’en sortiront car les clients, crise ou non, auront toujours besoin d’être séduits et d’avoir confiance. A l’inverse, ceux qui resteront dans le modèle “acheter pas cher et vendre par le biais de la promo” devraient s’enfoncer un peu plus. » CQFD.



Christelle Magaud

19 avril 2010

Parts de marché des circuits de distribution en 2009

Parts de marché des circuits de distribution en 2009

L’an dernier, tous les circuits de distribution ont subi des revers, enregistrant un recul de CA par rapport à 2008. Les ménages ont non seulement privilégié les petits prix, mais ils ont aussi réduit leurs achats en quantité, ce qui constitue une situation inédite depuis la crise de 1993. Certes, les chaînes spécialisées conservent la tête avec 25, 9 % de part de marché, devant les indépendants multimarques et les grandes surfaces spécialisées, mais elles marquent le pas.


Rédaction Points de vente
Parts de marché des circuits de distribution en 2009Parts de marché des circuits de distribution en 2009

19 avril 2010

Vêt’Affaires taille un costard à la concurrence

Vêt’Affaires taille un costard à la concurrence

Vêt’Affaires s’illustre par ses bons résultats financiers. Le hard-discount textile ne connaît donc pas la crise. « En 2009, nos ventes se sont élevées à 92,7 M€, en légère hausse grâce à l’ouverture de points de vente et un très bon 4e trimestre (+ 9 %), annonce Rémy Lesguer, président du directoire de Vêt’Affaires. A travers un plan de vente de 2 000 références, nous avons écoulé 30 millions de produits, achetés par plus de 5 millions de clients. » La clé de sa réussite ? « Principalement la réduction de nos stocks de 50 % sur les trois années écoulées. Chaque point de vente est ainsi passé de 400 000 € de stocks à 200 000 €. Ce qui nous a permis de pratiquer des prix encore plus bas, diminuant le prix moyen de 0,5 € », explique-t-il. En parallèle, pour les quatre ans à venir, le groupe a pour objectif de doubler la taille du réseau en ouvrant une centaine de magasins. « Toujours en majorité en périphérie, où nous bénéficions de bonnes conditions d’installation », rappelle-t-il. En effet, 80 % des mètres carrés créés en 2009 l’ont été, selon Procos, dans ces zones. « (…) les bailleurs nous proposent des prix bas, trop contents de voir que nous occupons les places vides », poursuit-il. Reste que 100 nouveaux magasins constituent tout de même un investissement colossal. Comment sera financée cette expansion à marche forcée ? « Par un modèle économique remanié, répond-il. Nous entrons dans une nouvelle dimension avec ce programme et notre statut de PME familiale ne pouvait plus suffire. Nous l’avons donc modifié et aujourd’hui, nos actionnaires minoritaires sont devenus majoritaires à 100 % et ils ont créé une Sarl pour trois magasins. » Actuellement, l’enseigne de hard-discount textile compte 35 Sarl, toutes dirigées par des indépendants soucieux de développer au mieux leur business.


C. M.

19 avril 2010

Le Net, un remède contre la crise

Hubert de Malherbe

« Aujourd’hui, nous sommes dans une société très hédoniste. Le paraître compte de plus en plus, ce qui explique que les collections textiles se renouvellent très vite. D’où la problématique de “web to stores”, autrement dit l’alliance du Net et des magasins, utile pour relayer la communication produit et entretenir la relation client. Une enseigne textile doit en effet innover pour fidéliser ses clients, tentés par la multiplication des offres. Et le web est l’outil idéal », assure Hubert de Malherbe, fondateur de l’agence Malherbe Design, qui a justement lancé une étude sur le sujet. « Une enseigne peut, par exemple, proposer un mini eBay local permettant à ses clients de troquer les vêtements qu’ils ne veulent plus. C’est la capacité pour le distributeur de faire bénéficier à ses clients d’un avantage certain ainsi qu’une économie pouvant développer un achat chez lui, sur son site ou bien en magasin. » Un constat effectué aussi par le géant eBay lui-même. « Notre stratégie aujourd’hui consiste à nous positionner sur la mode et le textile », confirme Yohan Ruso, directeur général d’eBay France depuis janvier 2010. L’idée étant de monter des boutiques de marques. A la différence d’un site comme Vente-privée, les marques ne signent pas pour une durée limitée. Elles vendent en effet sur notre plateforme au fil de l’eau et ce tout au long de l’année. » Un concept qui tombe à point nommé en cette période de crise où les stocks de vêtements se révèlent élevés et difficiles à écouler. D’autant que les frais sont réduits : « Un centime d’euro par insertion produit et une commission sur la vente inférieure à 10 % et dégressive en fonction des volumes », détaille-t-il. Lancé il y a peu, ce système de boutique sur eBay a d’emblée séduit la clientèle. « En janvier, la catégorie mode a généré 3,7 millions de visiteurs uniques, soit plus qu’un site généraliste important », souligne Yohan Ruso. Un trafic qui se traduit par des ventes spectaculaires. « Nous vendons actuellement un article mode toutes les 6 secon­des en France », se félicite-t-il.


C. M.
Hubert de MalherbeYohan RusoLe Net, un remède contre la crise

19 avril 2010

2009, “annus horribilis”

Evelyne Chaballier

Points de Vente – En quoi la crise a-t-elle impacté la consommation dans l’habil?lement en 2009 ?
Evelyne Chaballier –
La crise a continué à faire sentir ses effets puisque les Français ont réduit leurs dépenses en 2009, avec une baisse de 3,4 % sur l’année écoulée après les - 3 % déjà enregistrés en 2008. Comme les prix sont pratiquement restés stables en 2009, les restrictions ont, cette fois, porté sur les volumes d’achat et plus seulement sur leur valeur.

Les soldes flottants ont-ils permis de limiter les dégâts ?
La généralisation des soldes flottants se juxtaposant aux périodes traditionnelles de promotion, ils n’ont fait qu’ajouter à la confusion du consommateur quant aux prix justes. En outre, ils ont suivi une tendance déjà très marquée des prix barrés. Ainsi, si en 2002 les soldes et promotions constituaient 23 % des ventes, ils représentaient 31,6 % en 2008 et 31,9 % en 2009, date de l’introduction du système des soldes flottants. Les prix cassés se sont donc généralisés, au détriment parfois des marges.

Comment les distributeurs ont-ils géré cette quête du prix barré ?
Ils ont adapté leur stratégie de sourcing en accroissant leurs approvisionnements en Chine ou au Bangladesh. Cela afin de concilier le maintien des marges et la multiplication des petits prix dans l’offre globale.

Dans votre étude, vous soulignez l’effritement des multimarques. S’est-il accéléré avec la crise ?
Oui, parce que de plus en plus les marques ou­vrent leurs magasins en propre. Ainsi, une enseigne com­me Bestseller a d’abord favorisé l’ins­tallation de ses marques (Vero Moda, Jack & Jones…) dans des multimarques à son arrivée en 2005, avant de se lancer dans la construction de son propre réseau, en 2008. Idem pour Desigual.

Comment les enseignes peuvent-elles relancer la machine ?
Le moteur de la consommation ne peut redémarrer que grâce à la création et l’innovation, comme la proposition de silhouettes nouvelles en 2007. Les enseignes qui oseront de nouveaux modèles s’en sortiront. Toutefois, en 2009, peu d’entre elles ont adopté cette tactique, préférant jouer la sécurité. D’ailleurs, la clientèle n’est pas dupe : 47 % des sondés de notre étude déclarent ainsi que les vitrines ne leur ont pas fait envie. Preuve que beaucoup de chaînes ont fait le mauvais choix.

Les hypermarchés ont, à priori, eux aussi, fait de mauvais choix. Pourquoi ce segment régresse-t-il ?
Les grandes surfaces alimentaires ont reculé, passant de 13,7 % en part de marché en 2008 à 13 % en 2009. Prenons l’exemple de Carrefour, qui a fait l’erreur de signer avec Max Azria et d’arrêter de travailler avec des marques déjà connues en hypers. Avec cette nouvelle marque, le distributeur a voulu copier Monoprix. Or, ce dernier cible une clientèle radicalement différente, CSP +, citadine et mature, alors que Carrefour s’adresse avant tout aux familles. Donc, sa nouvelle offre n’était pas adaptée à son cœur de cible.

Avec l’application de la LME, les hypers recherchent de la marge dans les rayons textiles. Ont-ils une chance de réussir ?
Bien sûr. Restons avec Carrefour : En termes de puissance d’achat, il peut se comparer, dans le textile, à un H&M, qui réalise près de 11 Md€ de chiffre d’affaires. Donc, il a largement les moyens de s’imposer et de rivaliser avec des grandes surfaces populaires de type Kiabi, lequel a généré l’an passé environ 1 Md€ de recette. Il lui faut juste une offre composée d’une MDD forte, complétée par une offre de marques nationales, le tout adapté à la zone de chalandise de chaque hyper. C’est principalement là où le bât blesse : les grandes surfaces alimentaires françaises ont beaucoup de mal à ajuster leur offre à des segments précis de clientèle.

La crise a-t-elle impacté les ventes en e-commerce ?
Non, nous conservons une tendance à la hausse sur les ventes internet. Toutefois, il faut savoir que les recettes d’un site ne sont jamais supérieures à celle du plus gros magasin de l’enseigne. Même chez des gros distributeurs, comme Celio par exemple : son site marchand se clas­se ainsi deuxième derrière son magasin des Champs-Elysées. En re­vanche, les pure players comme PriceMinister ont saisi l’opportunité de se lancer sur le marché du textile tout en restant sur leur business de revente et d’achat de deuxième main.

Comment voyez-vous l’année 2010 ?
Le début d’année n’a pas été fameux. Le cru 2010 des soldes d’hiver s’est terminé sur des bilans négatifs (- 4 % en valeur). Il est à l’image d’une conjoncture économique en convalescence.


Propos recueillis par Christelle Magaud
Evelyne Chaballier2009, “annus horribilis”

19 avril 2010

Les hypers en quête du bon modèle

Les hypers en quête du bon modèle

Une centaine de magasins Vêti sont repris par Kiabi. Si l’annonce a fait grand bruit, elle montre surtout l’incapacité de la distribution alimentaire à maîtriser la mode à petit prix. Un constat encore plus inquiétant en période de crise. Ainsi, quel que soit le modèle adopté – enseigne dédiée ou espace dans le magasin –, les hypermarchés se prennent des vestes. A l’image d’Auchan, qui avoue une baisse de 5 % de ses recettes dans ce rayon. Branle-bas de combat alors pour les GSA, qui confectionnent en ce moment des « espaces boutiques sur mesure », comme l’a annoncé Lars Olofsson, directeur général de Carrefour France, avec un premier test en juin. Chez Casino, qui a embauché voilà deux mois un professionnel du secteur, Philippe Berlan (ex-Petit Bateau), au poste de directeur des activités non alimentaires, les premiers changements ont consisté à positionner l’espace textile femme à l’entrée du magasin. « De cette manière, nous touchons directement la cliente dès son arrivée dans l’hypermarché grâce à la mise en avant d’une offre attractive, explique-t-il. Nous avons aussi mis en place des podiums afin de jouer sur les codes de la mode et modernisé l’éclairage, le mobilier. Ceci afin de mettre plus en valeur le produit. » Même politique chez Système U qui a revu, avec l’agence Malherbe, son concept, lequel datait de… 1996 ! « Nous mettons l’accent sur les codes des spécialistes du textile en montrant des silhouettes complètes », décrit Jean-Yves Leboul, propriétaire du magasin de Parthenay (79), lequel pilote le textile de l’enseigne. Quant au produit lui-même, Système U joue la carte MDD. « Nous avons revu notre segmentation produits autour de la marque U avec le lancement de U Essentiel (fond de garde-robe), U Collection (total look tendances), U Jeans, U OxygN (vêtements de sports notamment) », affirme-t-il.
Et le prix dans tout cela ? « Nous avons appliqué le même principe que pour l’alimentaire, à savoir des baisses de prix grâce au réinvestissement des gains que nous réalisons aux achats », affirme Philippe Berlan, chez Casino.


C. M.

19 avril 2010

Un rayon rhabillé de pied en cap chez un Mousquetaire

Plus d'informations sur le netDu rose et du noir, voilà qui tranche avec les couleurs d’Intermarché. C’est pourtant les tons du rayon textile du supermarché de Crach dans le Morbihan. Créé il y a deux ans par Jean-Luc Coulaud, cet établissement a ainsi alloué 350 m2 (sur un total de 2 900 m2) à son offre textile. « Résolument orienté mode, l’espace théâtralise l’offre, avec des mannequins présentant des silhouettes complètes, jusqu’aux accessoires. » Si une grande partie de l’offre (70 %) est composée de produits pour la femme, le magasin tient néanmoins à s’adresser à toute la famille. « C’est pourquoi 20 % des articles concernent les enfants et 10 % les hommes », précise-t-il. Egalement en charge à la direction achat de la MDD, des premiers prix et de l’import, cet adhérent se plait à dénicher des nouveautés pour son magasin. « 70 % de l’assortiment est ainsi constitué par des collections choisies en centrale mais 30% est issu de mes propres recherches », affirme-t-il. Un goût pour le produit qui lui vient peut-être de sa première expérience, aux Galeries Lafayette. Toujours est-il que ses trouvailles séduisent sa clientèle. « Le rayon textile contribue à 4 % du CA du magasin », se félicite-t-il. C’est plus que la moyenne nationale, environ 3 %.


Rédaction Points de vente

 L’EDITO
La tentation du virtuel

Consommer. D’un acte quotidien, tantôt banal, tantôt nécessaire, parfois jouissif, la crise en a fait un obstacle de plus au pouvoir d’achat des Français. Résultat : ils consomment moins. Selon l’Insee, les dépenses des ménages en biens ont reculé, en moyenne, de 0,5 % en 2011. Du...

Lire la suite...