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Cegid Group

04 mai 2009

Nathalie Echinard à l’écoute des enseignes


Depuis vingt ans, Nathalie Echinard conseille les réseaux du commerce spécialisé, auxquels elle propose des solutions informatiques adaptées à leurs besoins.

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Points de Vente – Pouvez-vous nous expliquer votre fonction : vertical markets director ?

Nathalie Echinard – J’ai eu la chance de gravir les échelons assez facilement chez Cegid, que j’ai intégré en 1992 comme commerciale. Puis j’ai été promue ingénieur d’affaires, c’est-à-dire que je m’occupais des commerciaux qui vendaient des solutions informatiques au retail. Cegid est devenu au fil des ans le leader français de l’informatisation du commerce spécialisé et j’ai évolué au même rythme que le groupe, qui a réalisé de nombreuses opérations de croissance externe. J’ai commencé par être chef de marché pour le retail, puis on m’a confié le marché de l’hôtellerie et enfin celui de l’industrie. En 2004, Cegid a réa­lisé deux autres acquisitions dans le retail et je suis devenue directeur des marchés verticaux. Cette activité représente un tiers du chiffre d’affaires de Cegid.

Cegid ne travaille donc pas avec les enseignes de la grande distribution ?

Non, les clients de Cegid dans le retail sont ceux du commerce spécialisé. Historiquement, Cegid travaille pour les enseignes de textile. Mais grâce au rapprochement que nous avons opéré avec AS Infor en 2007, nous avons récupéré et donc commencé à intervenir sur d’autres secteurs d’activité, notamment l’équipe­ment de la maison, la culture et les loisirs ou encore les cosmétiques avec des enseignes comme Yves Rocher et Sephora.

Les demandes de vos clients sont-elles différentes en fonction des secteurs ?

Les enseignes de textile étaient jusqu’à présent – mais c’est en train de changer – axées sur le produit, alors que les chaînes de type Sephora accordent plus d’importance à leur programme de fidélité et au CRM. Cependant, elles peuvent aussi avoir des problèmes d’assortiment, de réas­sort, etc. Elles ont ainsi l’occa­sion de bénéficier de tous les outils que nous avons développés pour le secteur du textile.

En quoi consiste le Retail Forum que vous avez organisé récemment ?

Le Retail Forum regroupe toutes les sociétés qui gravitent autour du retail dans l’informatique, mais aussi les cabinets de conseil, les fournisseurs de matériels et d’applicatifs complémentaires à Cegid. Nous l’orga­nisons en effet avec un certain nombre de partenaires technologiques, comme IBM ou Microsoft, ou applicatifs, comme Easy Comptage, qui a développé une application de comptage d’entrées dans les magasins que nous avons couplée à notre offre. Au Retail Forum, nous avons essayé de mettre en avant des modules à valeur ajoutée, car les commerçants ont besoin d’outils qui leur permettent d’être plus productifs, de prendre les bonnes décisions, d’anticiper, de faire des prévisions.

Pouvez-vous nous parler du magasin du futur de Cegid ?

Le concept Cegid Innovation Store prendra physiquement la forme d’un point de vente qui sera implanté dans le hall du siège social (classé aux Monuments historiques) de Cegid, à Lyon, en septembre ou octobre prochain. Il bénéficiera d’une superficie d’environ 85 m 2. Nous sommes actuellement en train de le concevoir avec nos partenaires, qui y proposeront les innovations de demain – donc déjà disponibles pour les enseignes – et celles d’après-demain, très futuristes – comme la reconnaissance morphologique. Il s’agit d’un logiciel qui détecte, lorsque vous entrez dans un point de vente, si vous êtes un homme ou une femme. Ensuite, il observe votre comportement à l’intérieur du magasin et mesure l’attractivité de la vitrine. Le Cegid Innovation Store sera donc un exemple de point de vente équipé des technologies du futur.

Les demandes des franchiseurs sont-elles différentes de celles des enseignes intégrées ?

Dans le textile, la plupart des réseaux sont mixtes. Ainsi chez Quiksilver, nous avons commencé par équiper leurs succursales. Carré Blanc, pour sa part, a préféré mettre d’emblée l’accent sur ses franchisés. Le choix stratégique des enseignes est donc très variable.

Les demandes des enseignes ont-elles changé avec l’arrivée de la crise économique ?

Les enseignes n’ont pas de demandes plus spécifiques, mais elles regardent de plus près leurs investissements. Il est donc impératif qu’elles soient vraiment assurées de la valeur ajoutée des produits que nous leur proposons. Du coup, les cycles de décision sont actuellement plus longs. Les enseignes veulent des outils qui les aident à optimiser leurs stocks, leurs achats, et à fidéliser leur clientèle. Aujourd’hui, elles se posent beaucoup plus de questions sur le retour sur investissement. Nous avons ainsi développé pour les enseignes une solution on-demand qui leur évite d’avoir des serveurs informatiques chez elles. Cegid est donc devenu un éditeur-hébergeur qui fournit un service sous forme d’un abonnement mensuel à la consommation. Les enseignes paient alors un loyer mensuel par magasin. L’avantage de cette solution en temps de crise, mais aussi pour une enseigne en forte expansion, est d’écono­miser l’achat des machines. Cela fait vingt-quatre mois que nous développons cette solution dans le retail et la demande des enseignes augmente avec la crise économique, notamment en Espagne.

Quelles sont les ambitions de Cegid pour le futur ?

Notre objectif est de figurer, d’ici à cinq ans, dans le Top 5 des éditeurs mondiaux pour le retail. Nous sommes donc obligés de faire en sorte que nos solutions soient agréées pour fonctionner dans n’importe quel pays. Nous avons commencé à l’international, en accompagnant les enseignes françaises qui s’expor­taient. Aujourd’hui, nous avons beaucoup de demandes en Europe de l’Est, mais nous développons également des produits pour les acteurs chinois.



Propos recueillis par Emmanuelle Evina

04 mai 2009

Parcours

1965

Naissance.

1989

Après des études d’informatique et de commerce, elle intègre Cegid comme commerciale.

1992

Elle est promue ingénieur d’affaires pour le retail.

1994

Elle devient chef de marché pour le retail.

1996

En plus du retail, on lui confie le marché de l’hôtellerie-restauration.

2003

Elle devient chef de marché pour l’industrie.

2004

Elle est nommée directeur des marchés verticaux.

2007

Cegid acquiert AS Infor.

2008

Cegid reprend VCS Timeless.




 L’EDITO
Merci à vous !

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