L’engouement des Français pour les loisirs numériques ne faiblit pas. « Il ne se sera jamais vendu autant de..." />
02/11/2009 L’écran plat se généralise
Les écrans LCD s’installent de plus en plus dans les foyers (44%) et, outre la qualité d’image et les économies d’énergie qu’ils permettent, prix bas, accès à internet et offres des chaînes achèvent de convaincre les nostalgiques du tube cathodique.
;
L’engouement des Français pour les loisirs numériques ne faiblit pas. « Il ne se sera jamais vendu autant de télévisions que cette année ! », se réjouit Philippe Citroën, directeur général de Sony France. Chez Toshiba, Thierry Chabrol, directeur général de la division électronique grand public, renchérit : « L’écran plat est le moteur anti-crise de l’EGP. » En volume, le marché télé a progressé de 36 % au 1er semestre par rapport à la même période de 2008 et les prévisions tablent sur plus de 6,5 millions de téléviseurs vendus en 2009 (GfK). Mais si la demande est soutenue, la valeur ne suit pas. Favorable à l’acquéreur, la baisse des prix (- 25 % sur un an) devrait entraîner, en 2009, un recul du marché de 11 % (GfK). Dominé par Samsung, suivi de LG, Sony et Philips, le marché repose à 90 % sur la technologie LCD (le plasma est en recul). Le 32 pouces domine en volume et le 40 pouces en valeur. La dynamique du marché est liée à des avancées technologiques attendues.
Vers le multi-équipement « A la maison, les consommateurs sont demandeurs de loisirs de qualité. Ils veulent un bel écran, de belles images, un bon son. En même temps, ils restent ouverts sur le monde et se veulent éco-citoyens », commente Jean-Robert Marenco, directeur marketing télé Philips France. L’écran plat se généralise mais n’équipe encore que 44 % des 98,3 % de foyers français possédant la télévision. Le remplacement de l’écran cathodique est donc loin d’être terminé. Et le multi-équipement est déjà en cours. Le faible encombrement de l’écran plat et la diversification de ses usages tendent à multiplier sa présence dans la maison. Ainsi, les petits écrans (moins de 26 pouces) font 30 % des volumes de ventes. Les nouveautés de fin d’année leur font une large place et ne négligent en rien la technologie, la qualité de l’image et l’esthétique. La série S5700 de Sony introduit quatre téléviseurs, châssis en couleur, 19 pouces, poids plume (5,4 kg), équipés de la TNT HD et d’une connectique complète : prises HDMI (en remplacement des prises Péritel), USB… Toshiba ajoute à sa série de téléviseurs LCD AV625 de nouvelles tailles, 19 et 22 pouces (48 et 56 cm), intégrant la TNT HD et un design pensé pour se fondre dans tous les intérieurs. « Nous avons conçu des téléviseurs à cadre blanc pour équiper toutes les pièces, relève Alain Appriou, directeur marketing de Toshiba. Le design est un élément important et, en magasins, c’est le premier contact entre le produit et le client. » Les châssis des petits écrans se colorent, ceux des grands écrans se font discrets, s’allègent et s’affinent. LG Electronics va jusqu’au bout de la logique en présentant, à l’IFA 2009, son écran LCD SL 8000 et SL 9000, Full HD rétro-éclairage Led et écran Borderless (sans bord). Pour plus d’esthétisme, le SL 9000 est équipé de fines enceintes cachées dans le bas du téléviseur. Philips a réduit de 8 mm le contour de son nouvel écran Aurea – ce qui accentue l’effet lumineux du cadre, doté de la technologie Ambilight Spectra – et pousse le souci du détail jusqu’à la télécommande en forme de perle, rétro-éclairée et dotée d’une glissière pour accéder au clavier. Favorisée par les techniques de rétro-éclairage par Led, la finesse de l’écran laisse la priorité à l’image. Celle-ci bénéficie d’améliorations qui sont autant de leviers de croissance du marché.
La TNT tire le segment HD Aujourd’hui, la haute définition pèse 35 % des ventes de LCD (GfK). Ce segment est tiré par le home cinema, notamment les platines vidéo HD (Blu-ray), et l’extension de la couverture géographique de la TNT HD (télévision numérique terrestre). Pour rappel, à partir du 1er décembre, tous les téléviseurs de 26 pouces et plus présentés à la vente devront être compatibles avec la TNT HD. L’autre vecteur est le 200 Hz (200 images/seconde). Après avoir lancé en 2008 le premier téléviseur 200 Hz (le Z4500), Sony présente le Z5500 Motionflow 200 Hz, disponible en trois tailles (40, 46 et 52 pouces). Cette saison, Philips propose aussi la technologie Clear LCD 200 Hz, qui garantit la netteté des mouvements, même en pleine action. Les techniques de rétro-éclairage par Led, qui tendent à se substituer sur les LCD à celles des mini-tubes néon, permettent de n’éclairer que certaines diodes et de faire varier l’intensité du flux lumineux. On peut ainsi obtenir un contraste plus marqué, des noirs vraiment noirs, des couleurs plus éclatantes. Les Led sont aussi plus économiques à l’usage. Les nouvelles gammes annoncent des économies d’énergie de 30 à 40 %. La tendance verte gagne les écrans : normes de fabrication, matériaux utilisés… et les produits vertueux peuvent bénéficier d’un éco-label. C’est le cas du Bravia WE5 de Sony, un téléviseur doté d’un capteur de présence qui arrête l’image si personne n’est devant l’écran. « Les WE5 sont disponibles en deux tailles, 40 et 46 pouces, et économisent 60 % d’énergie par rapport à leur prédécesseur », note-t-on chez Sony. Pour faire passer l’argument écologique, les constructeurs s’interrogent sur les meilleures façons d’informer le consommateur : « On peut penser à un étiquetage énergétique à la manière de l’électroménager, mais il faut que les normes soient établies à l’échelon européen », indique Alain Appriou, chez Toshiba.
De nouveaux usages Les nouvelles technologies génèrent de nouveaux usages : aujourd’hui, un téléviseur équipé de la norme DNLA (Digital Living Network Alliance) peut communiquer avec les autres appareils DNLA du réseau domestique, lire et diffuser directement des contenus multimédia. L’accès internet est tout aussi simple. La fonctionnalité Net TV de Philips, disponible sur toutes les séries 8000, 9000 et sur le modèle Cinema 21:9, offre un accès direct à une vaste gamme de sites à partir de la page d’accueil en ligne affichée sur l’écran du téléviseur. Philips a également passé un accord avec Arte, qui permet de profiter des rediffusions et des services de la chaîne. Parallèlement, Sony annonce un partenariat avec M6, notamment pour la catch-up TV (rediffusion gratuite de programmes), et en 2010, l’accès direct à internet sera possible depuis certains postes Bravia. Il est encore difficile de dire ce que sera 2010, mais le rééquipement devrait se poursuivre, le secteur profitant aussi de l’effet Coupe du monde de football.
Geneviève Beauvarlet
02 novembre 2009
L’image 3D à l’horizon 2010
De l’image haute définition à l’image en relief, la 3D a été la star de l’IFA 2009 sur les stands des grands constructeurs Sony, Panasonic, Philips, LG, avec des annonces portant sur les téléviseurs, les lecteurs de disques, les PC et les consoles de jeux. Les premiers produits grand public devraient sortir courant 2010. Pour Sony, le premier téléviseur 3D disponible sera un LCD Bravia fonctionnant grâce à un système d’affichage séquentiel et des lunettes spéciales à obturation alternée. « Sony va développer la compatibilité 3D sur ses lecteurs Blu-ray, ses ordinateurs VAIO et sa console de jeu PlayStation 3, ainsi que sur leurs contenus et programmes », annoncent les responsables de la marque. En intégrant ce nouveau marché dès l’année prochaine, Sony entend bien prendre une longueur d’avance en profitant de ses acquis, de son savoir-faire, et le fait savoir : « Nous maîtrisons déjà cette technologie pour l’acquisition de l’image, nous équipons des salles de spectacle et de cinéma en 3D, nous avons des programmes de films disponibles. La 3D a déjà fait l’objet d’épreuves sportives filmées en direct, comme la finale de Roland-Garros 2009. En tant que partenaires de la Fifa, nous réfléchissons à la possibilité de diffuser des matchs de foot en 3D. »
Panasonic dans les starting-blocks Panasonic est aussi dans les starting-blocks avec son système 3D Full HD, disponible via un écran plasma relié au lecteur Blu-ray spécial 3D. Il faut y ajouter les lunettes spéciales Panasonic, à obturation alternée, qui se synchronisent avec le téléviseur. Le résultat est impressionnant et immerge complètement le spectateur dans l’image et l’action. Sur la conquête du marché 3D, Panasonic a aussi ses atouts : des laboratoires de recherche et développement à Hollywood, des caméras à double objectif pour filmer en 3D, sans oublier les disques Blu-ray, les logiciels… De plus, le constructeur vient de passer un accord de partenariat avec l’éditeur de jeux vidéo Ubisoft, afin de promouvoir les loisirs numériques haute définition. Les deux nouveaux associés s’appuieront notamment sur l’adaptation en jeu vidéo du film de James Cameron Avatar, qui sortira en salles en décembre. « L’avance technologique de nos écrans plasma NeoPDP permettra aux gamers de profiter pleinement du jeu Avatar en 3D développé par Ubisoft », commente le président de Panasonic France, Laurent Roussel. D’une façon générale, ce partenariat passera par la promotion des jeux Ubisoft sur les écrans Panasonic dans le cadre de salons, événements et campagnes commerciales en magasins.
Un roadshow exceptionnel En attendant, Panasonic entreprend la promotion de la 3D et organise, depuis le 23 septembre et jusqu’au 12 décembre, un roadshow exceptionnel de dix dates dans les grandes villes françaises. « A cette occasion, les visiteurs pourront découvrir l’intégralité de la nouvelle gamme d’écrans plasma NeoPDP et Blu-ray, tester les produits en conditions réelles d’utilisation et apprécier la technologie 3D Full HD de Panasonic sur un écran plasma de 103 pouces ! Une équipe de professionnels sera à leur disposition pour des démonstrations en continu », précise Laurent Roussel. Certes, le téléviseur 3D, qui n’en est qu’à ses balbutiements, n’est pas appelé à devenir dès demain un marché de masse. Mais même les attentistes s’intéressent de près à ce qui pourrait être le relais de croissance du marché quand la HD commencera à s’essouffler. Par ailleurs, la 3D devrait apporter un remède au piratage, point très sensible pour les éditeurs vidéo.
G. B.
02 novembre 2009
L’écran se met en scène
Accrocher son écran plat au mur : une envie plus qu’une réalité. Moins d’un tiers des possesseurs de télé le font. Néanmoins, la proportion pourrait évoluer compte tenu de la progression des petits écrans et du soin apporté au design, transformant l’écran, grand ou petit, en tableau mural. Pour l’heure, la mise en scène du téléviseur passe majoritairement par le meuble télé : « Le taux de transformation d’une vente d’écran est estimé à 10 % pour un support mural spécial et 65 % pour le meuble ; 25 % n’achètent rien », relève Pascal Marchand, directeur général d’Erard, société spécialisée dans l’intégration des produits audiovisuels dans la maison. Compte tenu des prévisions de ventes d’écrans pour l’année (6,5 millions), il devrait s’écouler en 2009 plus de 4 millions de supports (muraux et tables). De bonnes perspectives de marché qui profitent peu aux revendeurs d’EGP, pourtant légitimes pour vendre conjointement écran et meuble. En effet, le marché des supports est pour l’essentiel détenu par les circuits du meuble et du bricolage. « Le circuit EGP réalise 75 % de ses volumes de ventes sur les supports muraux et seulement 25 % sur les meubles, alors que la proportion est inverse pour les circuits de meuble », souligne Pascal Marchand.
Animation terrain Cette situation conduit Erard, bien positionné chez les revendeurs spécialistes, à renforcer ses services à ses clients : « Nous reprenons dès cet automne l’animation terrain auprès de nos revendeurs avec des opérations directes et un travail de promotion afin de les aider à mieux vendre ces produits générateurs de marge pour eux », déclare Pascal Marchand. Bénéficiaire de cette nouvelle approche, la gamme Erard Archi, qui propose des meubles alliant design, modularité (nombre de tablettes) et praticité (roulettes, rotation de l’écran, rangement des périphériques, cache pour les fils). Certaines références sont dotées d’une barre connectique pour un branchement en façade du meuble et d’une barre décuplant le son de l’écran plat.
G. B.
02 novembre 2009
Le Blu-ray Disc, relais du DVD
Un bon début d’année pour le Blu-ray. Ses partisans sont confiants : le gros des ventes est attendu pour Noël. « Nous sommes sur un format d’avenir, le Blu-ray va prendre le relais du DVD classique et redonner des couleurs au marché », affirme Daniel-Georges Lévi, président de Blu-ray Partners, association qui regroupe des éditeurs vidéo et des industriels (1). La montée en puissance des lecteurs/ enregistreurs Blu-ray Disc (BD) s’inscrit dans un contexte porteur. « A l’heure où les Français s’équipent en masse d’écrans télé HD, ils ont logiquement envie d’avoir des solutions vidéo compatibles avec la haute définition », souligne Arnaud Brunet, secrétaire général de Blu-ray Partners. Selon l’institut GfK, les ventes de platines de salon avoisineront les 300 000 unités cette année, soit trois fois plus qu’en 2008. Ce qui portera à 450 000 le nombre de lecteurs installés dans les foyers. « Le lecteur de salon a bénéficié d’une bonne transition de gamme, de l’arrivée de nouveaux acteurs et d’un prix d’entrée autour de 100 € », commentent les analystes de GfK.
Des ventes multipliées par trois Les lecteurs DVD BD pour ordinateurs suivent la tendance des platines BD de salon, avec des ventes multipliées par trois en 2009 et un taux d’équipement estimé à 400 000 unités en fin d’année (source GfK). Troisième vecteur de lecteurs Blu-ray, la console PlayStation 3 de Sony est la plateforme la mieux implantée dans les foyers avec 1,5 million d’unités en juillet et 2 millions prévues en fin d’année. L’arrivée de la PS3 Slim et un prix ramené à 300 € devraient agir comme des accélérateurs (source PlayStation). Les lecteurs sont là, les programmes aussi, avec aujourd’hui plus de 1 000 titres Blu-ray disponibles et 1 500 attendus à la fin de l’année. Là encore, les circonstances sont favorables. « Le délai ramené à quatre mois entre la sortie en salles et la sortie en DVD donnera accès à de nombreuses œuvres récentes. Les titres forts de l’été seront désormais disponibles à Noël », relève Daniel-Georges Lévi. Le disque Blu-ray devrait représenter en valeur près de 12 % des ventes totales de vidéo en France à la fin 2009, contre 7,3 % en juillet et 3,6 % un an plus tôt. Sur les nouveautés, en sortie simultanée avec un DVD, le format BD fait plus de 10 % des ventes, voire 20 % sur quelques titres forts. La progression va s’accentuer. « En 2012, les ventes de disques Blu-ray dépasseront celles des DVD », estime Daniel-Georges Lévi. Mais les deux formats devraient coexister encore longtemps, compte tenu qu’un DVD classique peut être lu sans problème sur une platine Blu-ray.
Nouvelles fonctionnalités Faut-il craindre la concurrence des offres dématérialisées (vidéo à la demande, paiement à la séance) ? Pas de menace imminente. Selon Blu-ray Partners, les offres dématérialisées compteront pour 22 % du total vidéo en 2012. Le support physique, jugé plus pratique que le streaming ou le téléchargement, restera dominant, d’autant qu’il va s’enrichir de fonctionnalités ; en particulier la fonction BD Live (connexion internet), déjà présente sur 75 % des lecteurs et sur plus de 120 titres en Europe. Concernant l’arrivée prochaine de l’image en relief, « tout est déjà prêt », affirment les membres de Blu-ray Partners. 2010 devrait poursuivre sur la lancée de 2009. L’institut GfK mise en effet sur 700 000 unités de platines de salon vendues l’année prochaine.
(1) Blu-ray Partners regroupe des fabricants de matériel vidéo (Sony, Panasonic, Philips, Samsung, Pioneer…) et des éditeurs de films (Gaumont Columbia Tristar Home Video, Fox Pathé Europa, Walt Disney Studio Home Entertainment, Warner Home Video, Sony Pictures, Paramount, Universal, Warner, 20th Century Fox.
G. B.
02 novembre 2009
Analyse des grandes stratégies d’investissements toutes TV en 2008
Consommer. D’un acte quotidien, tantôt banal, tantôt nécessaire, parfois jouissif, la crise en a fait un obstacle de plus au pouvoir d’achat des Français. Résultat : ils consomment moins. Selon l’Insee, les dépenses des ménages en biens ont reculé, en moyenne, de 0,5 % en 2011. Du...