Quelque 25 000 poils de barbe à traquer, 200 passages de lames pour les éradiquer : ces précisions chiffrées fournies..." /> 22/02/2010 La bataille des fines lames


Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous

Lire la publication
Accéder aux suppléments

Petites annonces d'immobilier commercial

Votre emploi dans la distribution avec Distrijob

Le point de vue des chefs de rayon

Store'com

Avis d'experts



Liens utiles
mercredi 08 février 2012


 


Dossiers non-alimentaire

Tous les articles de la rubrique

Rasage et après-rasage homme

22 février 2010

La bataille des fines lames




;

Imprimer cet article
Retour à la page d'accueil
Envoyer à un ami

Quelque 25 000 poils de barbe à traquer, 200 passages de lames pour les éradiquer : ces précisions chiffrées fournies par Nivea For Men font comprendre à quel point le rasage peut être contraignant pour les hommes. Ce geste est d’ailleurs tellement vécu comme une corvée par la gent masculine qu’ils sont une bonne partie à ne plus avoir envie de le répéter au quotidien. Ainsi, 42,2 % des hommes se rasaient cha­que jour en 2007 contre 53,7 % en 2001 et cette tendance se confirme encore depuis.

L’impact de la crise
« La composante sociale qui imposait d’être rasé de près pour aller travailler a un peu disparu et les produits de rasage sont plus performants qu’auparavant », note Catherine Brandenberger, directrice du marketing d’Energizer France, qui commercialise les gammes Wilkinson. Com­me nombre de marchés de l’hygiène-beauté, le rasage subit également l’impact de la crise. Les hommes sont plus attentifs à leurs dépenses et ont tendance à faire durer leur rasoir au-delà du degré d’usure moyen des lames. « Il y a un nouveau phénomène de déconsommation des lames, indique Agnès de T’Serclaes, chef de groupe Gillette. Nos études ont relevé, qu’entre janvier et juin 2009, la durée de vie des lames a augmenté de 10 %. » Cette tendance fait le jeu des jetables qui enregistrent une croissance de 4,9 % en valeur (cumul annuel mobile à fin décembre 2009). Moins chers que le tandem rasoirs rechargeables et lames, ils sont portés par une montée en gamme des modèles à 3 lames. Bic a, par exemple, innové avec Ecolutions, le premier rasoir 3 lames avec un manche à base de ressources renouvelables (bioplastique à base de maïs, colorants d’origine végétale), ou encore Easy, présenté comme “le premier rasoir tout-en-un car il réunit le meilleur de la technologie système et les avantages des rasoirs non rechargeables”. Le marché va même jusqu’à 4 lames depuis l’arrivée de Quattro Titanium de Wilkinson. La marque d’Energizer est d’ailleurs la grande bénéficiaire de l’évolution positive de ce segment des jetables, dont elle occupe la 1re place depuis deux ans grâce à une communication originale. Durant ce temps, le n° 2, Gillette, se faisait plutôt dis­cret. « Nous nous sommes surtout concentrés sur le lancement et le développement de Fusion mais nous allons revenir en jetables », explique Agnès de T’Serclaes, qui se félicite déjà que « Gillette ait renoué avec la croissance l’an dernier [Ndlr : 33,2 % en valeur, + 0,8 %] après une année 2008 difficile ».

Les poids lourds du rasage
Pour la marque de Procter, les rasoirs et lames systèmes – les poids lourds du rasage – demeurent la priorité. « Notre franchise Fusion ­atteint 23,5 % de part de marché valeur seulement trois ans après son lancement et se classe n° 2 du marché derrière Mach3, qui pèse encore aujour­d’hui plus que l’ensemble de la concurrence réunie », insiste Agnès de T’Serclaes. La concurrence est d’autant plus rude que les rasoirs rechargeables ont terminé 2009 en repli de 5,5 % en valeur et les lames de 1,4 %. Ce repli, allié à un phénomène de déconsommation, a conduit Gillette à communiquer pour la première fois sur les lames dans un spot télé destiné à inciter les hommes à en changer régulièrement. Les industriels du rasage scrutent également de près l’évolution des cosmétiques destinés à préparer la peau avant le rasage. « 2009 a été l’année du retournement sur le marché du rasage, commente-t-on au marketing Mennen. Après trois années de décroissance, il retrouve la croissance (+ 1,9 % en valeur au cumul courant janvier-novembre, contre - 5,9 % à la même période 2008). » Autre bonne nouvelle : les mousses, à la traîne depuis quatre ans, suivent la même évolution (+ 0,3 % en valeur). Il faut dire que les gels et mousses n’ont pas manqué d’activité ces derniers mois, entre la ligne “pare-feu” Hydra Sensitive Men Expert de L’Oréal, le gel Easy Shave destiné à faciliter le rasage des barbes dures de Nivea For Men ou encore les gels et mousses 2-en-1 Confort Pro, à la formule de crème hydratante sans savon mais qui mousse au contact de l’eau, destinés aux peaux sensibles. L’année 2009 a également vu le relancement de Gil­lette Series. Mais ce dernier n’a pas été à la hauteur des espérances de Procter qui a vu, du même coup, sa part de marché chuter de 17 % en valeur. « Le changement a été trop drastique, beaucoup de consommateurs n’ont pas reconnu les packs, explique Agnès de T’Serclaes. Nous avons réagi dès septembre dernier en mettant à l’antenne une nouvelle copie publicitaire qui est de nouveau en télé jusqu’au mois de mars. » 2010 s’annonce, pour l’instant, aussi actif que 2009. Le printemps verra fleurir le lancement du gel à raser Q10 Double Action de Nivea For Men. Il complète la gamme Q10 Double Action déjà composée de deux soins et baume après-rasage. Son lancement sera annoncé par un tag inséré à la fin du spot télé Nivea For Men diffusé en avril et mai, par une campagne sur le Net entre avril et juin, par la distribution d’échantillons durant ces trois mois ainsi que par une opération promotionnelle qui s’étendra d’avril à octobre 2010. Avril verra aussi arriver deux nouveautés Mennen X-Treme, la franchise transversale de Mennen qui compte notamment un gel et une mousse triple protection. Le leader des préparations à raser (25,8 % de part de marché valeur, + 10,9 %) la complète aussi par un baume 2-en-1 après-rasage et soin.

Sébastien Loeb et Patrick Dempsey
Même si tous les hommes n’en ont pas encore fait leurs produits quotidiens, les après-rasage sont, en effet, installés comme compléments indispensables du rasage. Les baumes s’offraient d’ailleurs une croissance de 10 % valeur l’an dernier, boostés par deux lancements l’oréaliens (Baume Energisant de Mennen, Baume Hydra Sensitive de Men Expert).
En revanche, les lotions liquides ont perdu 5,8 % valeur, et ce en dépit du fait qu’elles restent motrices dans les rotations de cette catégorie avec sept lotions classées dans le top 10 du total visage homme. Le fait que les 50 ans et plus, leur cœur de clientèle, se rasent moins (67 % se rasaient tous les jours en 2007, contre 77 % en 2001) participe à cette baisse. Tout comme le fait que ce segment génère peu de nouveautés. Les baumes sont, en revanche, mis en avant par les marques, tant en promotion (12,5 % de volumes promotionnels en 2009, contre 8,5 % en 2008), qu’en communication. Mennen a choisi Sébastien Loeb pour représenter son baume énergisant, tandis que le beau Patrick Dempsey, de la série Grey’s Anatomy, parle au nom d’Hydra Sensitive. « C’est la première fois que l’on peut voir une de nos personnalités masculines se raser dans sa salle de bains », souligne-t-on au marketing de L’Oréal Paris.
Comme le montre Lesitemarketing.com, expert en veille hors média, on a ainsi pu voir, tout au long de l’année 2009, Patrick Dempsey se raser, en presse, en télé, et le bau­me sans Patrick Dempsey en pros­pectus et en radio. Pour Gillette Series, avant l’affaire de la main, on a également pu voir des PLV représentant Thierry Henry pratiquant la même activité anti-poils. Avec ou sans égérie, la concurrence est rude pour capter et fidéliser les hommes à sa marque. Gillette a opté pour la communication transversale en montrant toute sa gamme de produits, des rasoirs aux nouveaux déodorants, sur une même PLV.

Une prise de parole décalée
Wilkinson a, depuis quelques années, misé sur une prise de parole décalée, comme la campagne interactive DARE (Déclaration des droits aux rasages extravagants), qui encourageait les hommes à faire leur “shaving out”, ou encore le site Fight for Kisses pour le lancement du Quattro Titanium. « Notre stratégie nous pousse encore vers une communication alternative, mais c’est plus difficile aujourd’hui car beaucoup de marques optent pour ce ton décalé », explique Catherine Brandenberger chez Energizer.
L’an dernier – annus horribilis pour la publicité –, les investissements des marques de rasage ont chuté de 4,8 % à 51 M€ selon Yacast (voir tableau "Evolution publicitaire du marché du rasage"). La rudesse de la compétition qui s’annonce cette année, en particulier au rayon des rasoirs, devrait rebooster la communication des marques. Histoire, pour elles, de se différencier des MDD qui montent à l’assaut. En effet, Carrefour dégaine et lance un rasoir à 6 lames et Système U un 4 lames.



Lena Rose

22 février 2010

Qui sont les nouveaux “MisterHteurs” ?

Qui sont les nouveaux “MisterHteurs” ?

Le groupe média s’est notamment appuyé sur l’étude SIMM 2009 qui identifie sept typologies de consommateurs dans certains secteurs, dont le rasage. Il en ressort que la plus forte catégorie (19,8 %) des 10 669 000 hommes de 18 à 60 ans interrogés par SIMM est constituée de “Basic Shopper”, c’est-à-dire plutôt économes, acheteurs de produits essentiels au quotidien. Ils se rasent et utilisent de l’après-rasage au moins une fois par semaine, sans marquer de préférence pour une catégorie de produits particulière. Leurs marques de rasage préférées sont Yves Rocher, Axe, Brut de Fabergé, et ils se rasent plutôt avec des jetables Bic ou de marques de distributeurs.

Dior, Cerruti, Prada, Issey Miyake
Les “Optimizer Shopper” (17,7 %), consommateurs modérés, en accord avec leurs convictions profondes (respect de l’environnement, arbitrage prix) se rasent, eux, au moins une fois par jour et sont utilisateurs de lotions avant rasage électrique. C’est, en effet, leur mode de rasage préféré (Remington ou Philips), remplacé en dépannage par un rasage mécanique (Gillette, Wilkinson). Leurs achats, faits sur internet, vont surtout vers les marques de pharmacie (Avène, Nobacter) mais aussi de GMS (Mennen). Chaque rasage quotidien est terminé par un après-rasage, plutôt une lotion alcoolisée (Adidas, Boss Skin, Gemey, Gillette, Brut de Fabergé, Roger & Gallet, Williams, YSL). Les “Selective Shopper” (16,5 %) votent aussi pour l’électrique (Braun). Ces hommes à la consommation haut de gamme optent pour des crèmes à raser et des lotions avant rasage électrique (Monsavon, Mennen, Nivea, Williams) et des après-rasage de tous univers (Avène, Boss Skin, Clarins, Daniel Hechter, Gillette, Mennen, Masculin de Bourjois, Roger & Gallet, Vichy), le tout acheté en pharmacie et chez Monoprix. Zapper dans une large offre de marques est encore plus vrai pour les “Modern Shopper” (13,6 %), qui vont au moins deux fois par mois sur internet, dans les boutiques de mar­ques et les parfumeries. Adeptes d’une consommation ludique, plutôt dépensiers, ils se rasent plusieurs fois par semaine avec des rasoirs mécaniques. La liste de leurs marques de rasage préférées est large (Avè­ne, Biotherm, Mennen Pro-Tech, Neu­tra­lia, Vichy, Williams, Gillette Mach3, Nivea), tout comme celle de leur crè­me, baume, lotion sans alcool d’après-rasage (Biotherm, Axe, Adidas, Dior, Cerruti, Clarins, Gillette Series, Boss Skin, Issey Miyake, Men Expert, Prada, Sanex). On notera que leurs critères de choix diffèrent de ceux des autres “Mister Shopper” qui regardent d’abord le rapport qualité-prix, les performances, le parfum. Les “Modern Shopper”, eux, prennent en compte le prix mais aussi les remises, la publicité et la marque.

La catégorie rêvée des marques
Les marques, les nouveautés trouvées au fil des sites, blogs, forums, déterminent, pour leur part, le choix des “Techno Shopper” (12,1 %). Surtout orientés vers les biens culturels et numériques, ils se rasent tout de même une fois par semaine, avec des systèmes à micropulsations.
Gillette, Men Expert, Mennen composent leur trio de marques de rasage, tandis qu’Avène, Chanel, Guerlain, Givenchy, Issey Miyake, Jean Paul Gaultier, Scorpio, YSL figurent dans le catalogue des après-rasage qu’ils utilisent deux à trois fois par mois. Ce n’est pas le cas des “Impulsive Shopper” (11,2 %), pour qui l’ap­parence compte beaucoup : ils se rasent une fois par jour, au rasoir mécanique, en préparant leur peau avec des mousses (Gillette Fusion, Monsavon, Neutralia, Vichy, Wilkinson, Yves Rocher, Avène, Biotherm, Clarins, Cible de Klorane) et en terminant par des lotions sans alcool, gels, patchs cicatrisants, lingettes de marques (Azzaro, Armani…), ou de soins (Clarins, Gemey, Gillette Fusion, Neutralia, Boss Skin). L’étude se termine par la catégorie rêvée des marques : les “Premium Shopper” (9,6 %). Très dépensiers, ils sont multimarques, multiproduits et se rasent tous les jours.


L. R.
Qui sont les nouveaux “MisterHteurs” ?Qui sont les nouveaux “MisterHteurs” ?

22 février 2010

A chacun son rasoir

Plus d'info sur le webEn petit électroménager, le rasoir électrique domine le rayon hygiène-beauté masculin. Ce marché, relativement stable d’une année sur l’autre, n’échappe pas à la crise (- 6 % en volume, - 8,7 % en valeur en 2009 par rapport à 2008 selon GfK) mais continue de représenter environ un million d’unités vendues pour 85 M€ de chiffre d’affaires. « Beaucoup de personnes ont différé leur achat. Le deuxième effet est une baisse du prix moyen, passé en un an de 86 à 84 € », souligne Anne-Laure Chansard, directrice marketing Philips Shaving & Grooming.
Acheté en cadeau, une fois sur deux, le rasoir électrique est un marché de marques. Avec une part valeur de 72,4 %, Philips (tenant de la technologie rotative) domine le linéaire. En 2e position, Braun, 23,2 % en valeur, est leader sur la technologie à grille. Suit ensuite Remington, positionné sur les deux technologies avec une offre entrée de gamme et environ 4 % de part valeur. « Les deux technologies sont plus complémentaires que concurrentes, il y a une clientèle pour l’une et l’autre, en matière de rasage, les hommes sont fidèles à leurs habitudes », rappelle Carole Defrace, chef de produit Braun.
Cette année, Braun, le challenger, fait mieux que le marché et affiche + 2 % en volume et + 1 % en valeur avec une poussée à l’occasion de Noël : « Sur cette période, nous progressons de 6 % en volume et de 11 % en valeur », souligne Carole Defrace.
C’est là le résultat du déploiement, en 2009, de la gamme Braun Series, (1, 3, 5, 7) segmentée par profil d’utilisateur et soutenue par des opérations promotionnelles et publicitaires qui jouent sur la proximité avec le consommateur : site internet dédié, tournée des plages, campagne presse, rencontres en points de vente.
« En 2010, nous allons continuer de capitaliser sur Series et d’investir en communication, tout en innovant », commente Carole Defrace. Sur le segment premium, Series 7 va bénéficier d’améliorations, comme par exemple l’intégration d’un logiciel intelligent qui permettra de choisir entre trois modes de rasage selon le type de peau. Sur Series 3, cœur du marché et best-sellers des Series, une nouvelle référence à sortir en avril sera dotée d’un chargeur autonettoyant jusque-là réservé au haut de gamme.
Philips, pour sa part, bénéficie du succès de ses deux produits phares, lancés fin 2007. Arcitec, un rasoir haut de gamme, et le modèle Nivea qui a conduit au rasage électrique une population jeune. « Selon nos études, 27 % des utilisateurs Nivea For Men ont acheté le produit pour remplacer un rasoir à lame et 20 % en additionnel au rasoir à lame », précise Anne-Laure Chansard. 55 % ont moins de 34 ans alors que cette tranche d’âge représente seulement 37 % pour les électriques classiques. »
La quête de nouveaux consommateurs et, en particulier, des jeunes, est une des problématiques du rasage électrique. « L’objectif est d’augmenter le taux de pénétration qui stagne autour de 28 % », note Anne-Laure Chansard. Philips entend continuer à progresser et reste à l’écoute des consommateurs. La marque travaille aujourd’hui sur de nouveaux profils classés en code couleur : l’orange définit un style nouveau, l’homme libéré, à la recherche de son style et prêt à investir pour cela. « On va se focaliser sur ce consommateur avec, dans un premier temps, le lancement en mai, d’un nouveau Bodygroom », confie Anne-Laure Chansard. Des nouveautés rasage sont attendues au second semestre. En attendant, au printemps, le rasoir Nivea fera l’objet d’opérations promotionnelles beauté avec Nivea dans les grandes surfaces. Pour Philips et Braun, des animations et promotions sont prévues pour la fête des Pères, deuxième grosse période de ventes après Noël.


Geneviève Beauvarlet

 L’EDITO
La tentation du virtuel

Consommer. D’un acte quotidien, tantôt banal, tantôt nécessaire, parfois jouissif, la crise en a fait un obstacle de plus au pouvoir d’achat des Français. Résultat : ils consomment moins. Selon l’Insee, les dépenses des ménages en biens ont reculé, en moyenne, de 0,5 % en 2011. Du...

Lire la suite...