L’état des lieux - Bien orienté

19/07/2010 Peintures


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19 juillet 2010

Peintures


En cette période de crise, le marché de la peinture résiste plutôt bien, notamment avec des MDD qui se taillent la part du lion.

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L’état des lieux - Bien orienté

+ 0,5 % : Le marché de la peinture reste, en valeur, en légère croissance. Un résultat modeste après deux excellentes années (2007 et 2008) mais toujours positif même s’il accuse une baisse en volume (- 2,2 %). Ce secteur reste une ­détente, un loisir à coût modéré : une tendance de fond qui ne se dément pas. Du reste, entre janvier et avril, le marché est bien orienté (+ 2 % en valeur).

- 3,7 % : Les peintures murales, 13,4 % du chiffre d’affaires en GSB, accusent le coup en valeur. Notamment au niveau des peintures de couleur, plus chères mais moins achetées en 2009. Le blanc, toujours majoritaire, reste une ­valeur refuge.

41 % : Les marques de distributeurs ont gagné cinq points de part de marché en valeur entre janvier-février 2009 (36 %) et janvier-février 2010.

(Données GfK et fabricants. Cumul annuel mobile  en GSB et GSA à fin février 2010).

Les grands acteurs

Akzo-Nobel
Le rachat d’ICI a transformé Akzo-Nobel en un mastodonte du marché de la peinture. A son actif, une ribambelle de marques et non des moindres. Entre autres : Dulux-Valentine, n° 1 du marché (près de 15 % des ventes en valeur), Astral, Boiro, Corona ou encore Julien. En 2009, le relancement des peintures de finition boiseries a permis à Dulux-Valentine de gagner 4 points de part de marché valeur sur ce segment. Par ailleurs, le leader investit mas­sivement dans sa communication événementielle à 360° “Let’s Colour”. En attente, de l’innovation chez Astral, prévue pour 2011. Idem pour Boiro, le n° 1 des peintures à effets. Un segment en baisse sur lequel Akzo-Nobel entend présenter de nouveaux relais de croissance.

PPG
C’est en 2008 que le groupe américain PPG a racheté Sigma-Kalon. Ripolin et Avi sont ainsi tombés dans son escarcelle. PPG occupe donc la 2e position du marché. Grand coup de peinture chez Ripolin en 2010 avec des changements de logo, de charte graphique et de signature. Cette dernière, “Ripolin, plus de nature dans votre peinture”, confirme la volonté de la marque de s’orienter vers des produits plus soucieux de l’environnement. D’où l’arrivée d’une nouvelle gamme de peintures sans solvant, sans composant toxique et fabriquée à partir de 70 à 90 % de matières naturelles. Esprit Déco et XPro 3, en vente chez Leroy Merlin depuis janvier dernier, affichent des résultats très encourageants.

Les challengers
Difficile d’exister à côté des MDD (plus de 40 % du marché) et des ténors. Mais certains s’y emploient avec succès voire persé­vérance. A commencer par Tollens (Mate­ris) très présent chez Castorama. V33, après avoir lancé Sol Déco peintures pour transformer un sol ancien ou abîmé en 2009, re­voit cette année ses gammes de peintures bois et fer. Quant à Bondex, arrivé en 2004 sur ce marché, il s’est axé sur les peintures intérieures et les concepts : la couleur avec la styliste Agatha Ruiz de la Prada, la Baby Room et la ­licence Ushuaïa pour des peintures 100 % naturelles.

Les perspectives - Les spécialités ont le vent en poupe

Les peintures de spécialité pour l’extérieur (20 % du marché en valeur), bois, fer et sol, bénéficient d’une belle croissance : près de 5 % en valeur. Et les Français de s’orienter de plus en plus vers la couleur. En 2010, Dulux-Valentine y déploie sa marque Ultra Resist et V33 rénove sa gamme.

A fin février 2010, les peintures à effets décoration (6 % du marché) étaient en recul de 11 % en valeur. Les enduits à cirer sont mis en cause, un sous-segment qui a tiré le marché pendant dix ans. Mais les attentes sont toujours fortes en matière de décoration. D’autres innovations devraient prendre le relais.



Marie Lejeune-Piat

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