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Paiement électronique

06 septembre 2010

Le paiement en ligne toujours plus ciblé


Le commerce électronique bouleverse de nombreuses règles dont le paiement, indispensable à toute transaction et, dans ce cas précis, sans contact direct. Pour sécuriser leurs clients, les cybercommerçants n’ont pas le choix, ils doivent proposer les (multiples) moyens de paiement demandés par leurs clients !

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L’usage d’Internet pour les achats en ligne se développe et, en conséquence, les moyens de paiement dits électroniques aussi ! Selon une enquête de la Fevad, le sixième baromètre sur les comportements d’achat des internautes réalisé en collaboration avec Médiamétrie et Netratings en juin dernier, l’Hexagone compte 25 millions de cyberacheteurs, soit une progression de 3,4 millions en un an (dont 41 % de plus de 65 ans). Même si cette augmentation n’est pas la plus importante d’Europe de l’Ouest (la Finlande arrive en tête avec 515 paiements électroniques par personne en 2009), elle représente tout de même une croissance de plus de 50 % sur cinq ans. Parallèlement, le taux de confiance dans l’achat en ligne n’a jamais été aussi haut : 64,6 % au premier trimestre 2010 contre 60,7 % trois ans auparavant. Le taux de satisfaction dans l’achat en ligne égalait aussi 96 % en mai 2009. 

Sécurité toute

Par définition, le paiement électronique est un moyen permettant d’effectuer des transactions commerciales pour l’échange de biens ou de services sur Internet. Cette démarche engendre, cependant, certaines transactions et échanges d’informations à travers le réseau. La manipulation représente donc différents risques : interception par des personnes malveillantes et utilisation à mauvais escient de ces informations. Chacune des formes de paiement (carte bancaire, compte bancaire ...) doit, par conséquent, vérifier de nombreuses propriétés (infalsifiabilité, inviolabilité, non-répudiation, anonymat ...) afin d’assurer la sécurité de chacune des parties. Laquelle sécurité est permise grâce à l’utilisation d’algorithmes de cryptage (DES, RSA ...) et à la mise en place de protocoles de sécurisation (SSL, SET, DHTTP...). Légalement, le paiement par Internet se rapporte à la vente par correspondance ou à distance (maximum 7 jours de rétraction).

Les différents moyens
Attention, l’acte d’achat n’est pas neutre : 9 cyberacheteurs sur 10 avouent avoir déjà abandonné leur panier sans effectuer l’achat ! Parmi les moyens de paiement privilégiés, la carte bleue occupe une position de choix : 8 cyberacheteurs sur 10 l’utilisent, même si 70 % d’entre eux déclarent avoir acheté avec un service de paiement autre que la carte bancaire. Viennent ensuite le portefeuille en ligne tel que l’Anglo-Saxon Paypal ou le Français Hipay pour 21 %, le chèque cadeau (Kadéos et Tir Groupé par exemple) à 12 %, le paiement par chèque, qui perdure à 12 %, le prélèvement bancaire à 9 %, la carte bleue virtuelle à 8 %, la carte privative ou la réserve d’argent associée à une carte pour 8 %, le paiement à la livraison pour 8 %, le virement bancaire à 7 %. Plus marginal, le crédit en ligne lié à un achat donné n’atteint que 1 % et les autres moyens 4 % (source Fevad). Nouvel élément décisif : 38 % des mobinautes ont acheté ou ont l’intention de le faire via Internet mobile. A noter : le micro-paiement est une tendance qui s’affirme. Elle concerne les transactions de biens non physiques et pour des petits montants et consiste, principalement, en l’envoi de SMS donnant lieu à facturation par l’opérateur ou des numéros Audiotel ou surtaxés. Tous ces moyens de paiement sont généralement disponibles sur des PSP (Payment Service Provider) tels que Atos, Ogone, Monext ou Paybox, qui se présentent comme des prestataires de services de paiement globaux, prenant en charge ce processus clé qu’est le paiement. Un degré supérieur est atteint avec la coha­bitation des différents moyens de paiement élec­troniques et leur intégration dans le système d’information. “Notre client le PMU centralise l’ensemble de ses paiements physiques, c’est-à-dire réalisés sur ses 11 000 points de vente et ceux effectués sur Internet. Notre suite de solutions associe le réseau physique au réseau Internet et permet ainsi des optimisations“, explique Frédéric Jeannin, en charge de la Business Unit Merchant Payments Solutions de Monext.
Il faut dire que nombreux sont ceux qui s’intéressent aux nouvelles formes de paiement permises par l’électronique. “Sur ce marché, deux mondes s’opposent : d’un côté, le système monétique avec les acteurs bancaires traditionnels, des transactions élevées et uniquement basées sur un modèle de carte bancaire et, de l’autre, des opérateurs souvent télécom qui proposent des moyens de paiement alternatifs de type SMS premium et Audiotel (numérotation surtaxée) qui permettent de facturer quelques euros à l’internaute, et cela, de manière extrêmement rapide“, développe Eric Giordano, DG de Hi-Media Payments.

La maîtrise de notre porte-monnaie fera donc cohabiter les établissements bancaires traditionnels, mais aussi les acteurs pure players du monde Internet.

 

Eric Giordano, DG de Hi-Média : “La solution de porte monnaie électronique, telle que Hipay, vise à simplifier la transaction et à sécuriser les données. La création d’un compte sur notre site et la saisie des coordonnées bancaires bloquent une fois pour toutes ces données. Dès ce moment, en effet, les coordonnées bancaires de l’internaute ne sont jamais communiquées au site marchand. La méthode est rassurante dans le cas d’un site marchand inconnu ou de faible notoriété et ne donne lieu à aucun frais de la part de l’internaute“.



Sylvie Druart

06 septembre 2010

Comment paient nos voisins ?

Patrick Flamant

Points de Vente : Comment expliquez-vous la prédominance de la carte bancaire en France ? Quelles sont les différences entre les pays ?
Patrick Flamant :
La France est un pays majoritairement carte, contrairement à d’autres pays. Elle demeure le moyen prépondérant dans le commerce électronique car il s’agit d’un outil de paiement numérique qui préserve le lien entre la commande et le paiement. Elle intègre également beaucoup de souplesse dans son fonctionnement : paiement, remboursement, paiement en une fois, paiement d’acomptes et de soldes… A l’échelle européenne, nous sommes toujours dans une logique “carte” avec des focus un peu différents selon les pays. En Allemagne ou aux Pays-Bas, les cartes sont relativement minoritaires. En Allemagne, les utilisateurs préfèrent le moyen de paiement qui s’appelle ELV (Elektronisches Lastschriftverfahren), un moyen qui s’apparente au prélèvement automatique. Il est utilisé à plus de 50 %. Ils utilisent également le virement en ligne ou assimilé avec, notamment, une solution baptisée Sofortüberweisung, où un intermédiaire entre la banque et son porteur leur permet de saisir les comptes bancaires directement sur un portail. Ce moyen de paiement représente 10 % du marché. Il a connu une progression extrêmement rapide : il était inexistant il y a dix-huit mois. Aux Pays-Bas, les internautes utilisent un équivalent, Ideal, qui représentede 60 à 70 % des transactions. Il a été poussé par les banques avec des frais extrêmement faibles pour les commerçants. En Belgique, c’est la carte Bancontact Mister Cash qui est très populaire.

PDV : Quels sont les autres moyens de paiement électronique en France ?
PF : Ce qui émerge actuellement, ce sont les cartes cadeaux, qui existaient déjà dans l’univers de proximité et correspondent à une logique de dépense additionnelle de la part du consommateur. Dans le commerce électronique, il est plus compliqué “de faire” de la carte cadeau qu’en commerce traditionnel dans le sens où il faut permettre au consommateur de dépenser plus ou de réaliser du multi-moyen de paiement, comme lier la transaction avec celle d’une carte bancaire, par exemple. Le paiement sur mobile, c’est-à-dire en situation de mobilité immobile, connaît aussi un franc succès. Les commerçants s’intéressent au fait de déporter leur site web en tout ou partie sur une plate-forme mobile, de manière à permettre un achat dans une situation de mobilité immobile, dans une gare lors d’une attente, dans une station de métro… Le mobile est la plupart du temps une interface d’accès universelle. Il sert de terminal d’accès, tout comme le PC à la maison. Via le mobile, il est facile de lier un numéro de téléphone mobile à une carte de paiement sur laquelle l’utilisateur est identifié nommément.

PDV : Quelles sont les tendances et les perspectives de ce marché ?
PF :
Nous sommes sur un marché en train de se structurer et de se consolider. Dans cette phase de structuration et de consolidation, les entreprises commencent à se soucier de la fidélisation client. Une des principales demandes de nos marchands, mais qui n’est pas récente, est de faire en sorte que les clients fidèles puissent commander en un seul clic et que cette fonctionnalité puisse être utilisée sur plusieurs canaux simultanément. Sur le site de notre client Nouvelles Frontières Enchères, les enchères peuvent être suivies et finalisées sur un iPhone. Cela permet le cross- selling (ventes croisées) entre différents canaux, un pour l’enregistrement et l’autre pour la commande, par exemple. Il y a des modes de paiement plutôt bien établis aujourd’hui et nous nous apercevons que déloger un mode de paiement et en introduire un autre sur le marché aujourd’hui est plutôt difficile. Mais il est évident qu’avec des initiatives malicieuses qui combinent à la fois les technologies et les usages, il est facile de changer la donne. Notre partenaire PayByPhone, qui propose le paiement par téléphone, a mis au point un système par lequel les usagers paient leur stationnement, à Issy-les-Moulineaux, par téléphone et SMS. Le système est si bien fait qu’au bout du temps de stationnement écoulé, ils reçoivent un SMS qui leur demande s’ils veulent recharger automatiquement le stationnement et ce, sans bouger.


Propos recueillis par S. Druart
Patrick FlamantComment paient nos voisins ?Comment paient nos voisins ?

06 septembre 2010

Matelpro s’appuie sur Ogone

Matelpro s’appuie sur Ogone

A l’ouverture du site Matelpro, fin 2006, s’est posée la question du paiement en ligne. “Ogone, en tant que plate-forme unique de paiement, s’est imposée face à Paybox. Au final, Ogone apportait la solution complète de A à Z à moindre frais pour des pure players comme nous”, se souvient notre interlocuteur. Ogone se présente comme une plate-forme multipaiement qui permet d’utiliser tous les paiements et, principalement dans le cas de Matelpro, les cartes bancaires Visa, Mastercard, American Express, BanContact via Adexia et les autres Cofinoga, Euro.com, Paypal, Carte Privilège, CDGP, les chèques (non traités par Ogone), le virement bancaire, Mandat Cash (non pris en charge par Ogone tout comme les chèques cadeaux Tir Groupé et Kadéos), le paiement en plusieurs fois.
Au final, les cartes bancaires représentent 70 % des paiements pour Matelpro. Dans le détail du processus, le client Matelpro se rend sur le site et, dès lors qu’il confirme sa commande, il est redirigé vers une page sécurisée hébergée par Ogone mais avec un environnement Matelpro. Il est alors invité à entrer son numéro de code bancaire et ses données confidentielles de paiement.


Rédaction Points de vente

 L’EDITO
La tentation du virtuel

Consommer. D’un acte quotidien, tantôt banal, tantôt nécessaire, parfois jouissif, la crise en a fait un obstacle de plus au pouvoir d’achat des Français. Résultat : ils consomment moins. Selon l’Insee, les dépenses des ménages en biens ont reculé, en moyenne, de 0,5 % en 2011. Du...

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