Comment gérer la fin de vie des éléments de promotion sur le lieu de vente ? Que deviennent-ils lorsque l’opération de communication est terminée ? La société lyonnaise Bergonzo, spécialisée dans l’installation de PLV sur les espaces de vente, préconise une réponse adaptée à cette problématique qui préoccupe autant les marques que les enseignes. « Depuis deux ans, le nombre de PLV ne cesse d’augmenter, indique Alain Semavoine, consultant spécialisé en événementiel et point de vente. Pour réduire les coûts, les marques font de plus en plus le choix de livrer des kits que les conseillères doivent installer. »
Le problème du droit à l’image Mais une fois l’opération promotionnelle ou de communication terminée, qu’advient-il de tous ces éléments ? « Le plus souvent, présentoirs, chevalets et autres affiches sont déposés devant le point de vente et ramassés par les services municipaux au même titre que les déchets ménagers, expliquent Thierry Bailly et Thibault de Romemont, respectivement pdg et directeur commercial de Bergonzo. Mais de plus en plus de communes rechignent à les prendre en charge et les laisser sur les trottoirs n’est pas une solution. » Et légalement, les marques sont responsables de leur PLV, de la conception jusqu’à la destruction. Comme le précise Thierry Bailly, « se pose également le problème du droit à l’image des égéries des marques ». Car, une fois déposées sur le trottoir, les PLV peuvent être récupérées par les passants. Et il arrive d’en retrouver en vente sur internet. « Nous proposons donc de centraliser différentes opérations tout au long du cycle de vie des PLV. Nous prenons en charge la mise en place, le suivi, la récupération et le recyclage, poursuit Thibault de Romemont. Nous pouvons stocker celles qui seront réutilisées, les trier, puis les compacter et les recycler en suivant une charte de gestion des déchets. Cette solution permet aussi aux distributeurs de réduire le temps passé par les conseillères de vente à l’installation. En outre, un seul interlocuteur gère l’ensemble du processus. » Autres avantages pour les enseignes : les livraisons de ces PLV passeraient de cinq à six en moyenne à une par semaine et les enseignes n’auraient plus à les stocker. En contact avec des marques de cosmétique, Gorgonzo devrait mettre en place les premières applications de sa solution d’ici à la fin de l’année.
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