Renversement de tendance ou embellie passagère ? Gérald Saada, chef de groupe marketing hygiène féminine chez Procter..." /> 19/07/2010 Sortie de crise ?


Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous

Lire la publication
Accéder aux suppléments

Petites annonces d'immobilier commercial

Votre emploi dans la distribution avec Distrijob

Le point de vue des chefs de rayon

Store'com

Avis d'experts



Liens utiles
mercredi 08 février 2012


 


Non-alimentaire

Tous les articles de la rubrique

Hygiène intime

19 juillet 2010

Sortie de crise ?


Après avoir été longtemps dans le rouge, tous les indicateurs du marché de l’hygiène intime sont passés au vert. Une agréable surprise pour les protections et une confirmation pour la toilette.

;

Imprimer cet article
Retour à la page d'accueil
Envoyer à un ami

Renversement de tendance ou embellie passagère ? Gérald Saada, chef de groupe marketing hygiène féminine chez Procter & Gamble, préfère jouer la carte de l’optimisme en soulignant que « le marché de l’hygiène intime est passé d’une longue période de dévalorisation à une valorisation de ses ventes ». Le trio serviettes, protège-slips et tampons affiche en effet une légère progression de 1 % en volume sur le total marché, hard-discount inclus, de janvier à mai 2010, un score qui peut paraître faible, mais qui est à comparer à des années 2008 et 2009 nettement dans le rouge.

Les effets de la crise
Comme d’autres, l’hygiène féminine a subi les effets de la crise, ce qui peut paraître surprenant de la part de produits a priori incontournables pour les femmes, de la puberté à la ménopause. Mais les marques qui les ont interrogées ont bien constaté une déconsommation, laquelle s’est traduite par une attention accrue portée au nombre de produits contenus dans les packs et une réduction du nombre de produits utilisés. En clair, les femmes se sont changées moins souvent. Si on fait une moyenne de la consommation des 62,8 % de la population féminine, on l’estime à 6 achats par an pour un montant de 3 € par acte d’achat au total des foyers, c’est-à-dire incluant des personnes non concernées par ce type de produits pour des raisons d’âge ou de sexe.
2010 s’annonce à date sous de meil­leurs auspices et c’est encore plus vrai en valeur, car le marché signe une progression de 3 %, contre une chute de 4 % à la même période l’an dernier. Le tandem hypers-supermarchés seul augmente même de 4 %, quand il baissait de 5 % en janvier-avril 2009. Mais cette reprise ne doit pas faire perdre de vue que l’évo­lution démographique vers un vieil­lissement de la population ne joue pas en faveur d’une évolution positive du marché à long terme.
Un peu plus de légèreté dans un monde de filles : le livre caritatif initié par Always, lancé il y a quelques semaines par les Editions Jean-Claude Gawsewitch, résume bien la stratégie que développe le marché afin d’aller au-delà du seul aspect fonctionnel des produits. Quelque 40 illus­tratrices et Pénélope Bagieu y présentent un regard décalé, humoristique et anecdotique sur le quotidien des femmes. La sortie de cet ouvrage a eu lieu au moment du lancement des nouvelles serviettes Instant Dry d’Always, dont le plus est d’apporter un effet sec en un instant.

La carte de l’humour
Procter & Gamble avait déjà choisi de jouer la carte de l’humour à l’au­tomne dernier avec l’opération montée autour de Max le Tampax. Le héros et ses amis, des Tampax géants de 2,50 m, devaient passer leur diplôme de Tampax professionnels à l’académie de formation des Tampax, et les adolescentes étaient engagées à suivre leurs aventures sur le Net et à communiquer sur leur mobile avec Max le Tampax. Un discours 100 % décalé destiné à dédramatiser les questions suscitées par la première utilisation d’un tampon avec applicateur et à éduquer les jeunes filles aux bienfaits de la marque. C’est également sur internet que l’on a pu voir la campagne humoristique de Vania sur le portail ledetailquicraint.com. La marque y donnait la parole… aux garçons.
Apporter un vent de légèreté, c’est aussi simplifier la vie des femmes durant cette période du mois où elles en ont particulièrement besoin. Nana a choisi la voie de la praticité en leur proposant la Boîte à Nana, une petite boîte en métal aux décors renouvelés. Pour sa troisième édition, elle est encore au centre d’un plan de communication à 360 ° : télé, mini-site sur Nana.fr, page fan sur Facebook, mais aussi offre de la Boîte à Nana ou d’une pochette portée sur 2,6 millions de packs. « Il y a eu un réel impact de l’opération au démarrage en télé en mai », souligne Caroline Cornu, directrice marketing France de SCA.
En attendant de revenir sous peu avec une gamme de serviettes totalement remaniée, la marque a continué à communiquer en juin, sur le protège-slip Shorty cette fois, avec un spot et un partenariat avec La Nouvelle Star. Ce nouveau produit fait également l’objet d’une campagne d’échantillonnage à hauteur de 900 000 produits dans les magazines féminins et people Closer, Biba, Glamour et Cosmo datés de juillet et août 2010.

Une seule ombrelle pour Procter
La simplicité est également au programme de Procter, qui a décidé de réunir son offre d’hygiène féminine sous la seule ombrelle d’Always. Exit Alldays, qui manquait cruellement de notoriété par rapport à Always. « Cela nous permet de faire des économies d’échelle et de communiquer à nouveau sur les protège-slips, ce qui n’avait plus été fait depuis trois ans », note Gérald Saada.
Ce repli sous l’aile protectrice d’Always concerne également les protège-slips Envive, qui sont destinés à parer les petites fuites urinaires. La marque mère de Procter a là fort à faire pour rallier ses consommatrices. Elle affiche en effet un repli de part de marché (1,4 % en valeur, contre 2,2 % en 2009, cumul annuel mobile à fin avril) qui pose question au groupe. « Nous sommes actuellement dans une phase de réflexion car les résultats ne sont pas à la hauteur de nos objectifs, reconnaît Gérald Saada. Mais nous restons persuadés de la légitimité de cette gamme et il n’est pas question de renoncer, car Procter a l’avantage sur d’autres d’être reconnu comme un intervenant majeur en hygiène féminine .» Il fait ici référence à Kimberly-Clark qui, faute d’avoir réussi à installer Poïse, sa marque d’inconti­nence légère, s’est vu contraint de la retirer des rayons français.

Tena Lady indétrônable
Difficile, en effet, de lutter contre la prééminence incontestable de Tena Lady sur ce marché. Vania Intensia le sait aussi, qui recule à 3,6 % de part de marché, contre 4,1 % l’an dernier. Dans le même temps, Tena Lady conforte son leadership de 2,3 % pour atteindre 76,9 % de part de marché : « Tena est la seule marque de protections d’incontinence présente dans l’ensemble des circuits GMS et pharmacies et leader dans chacun d’eux », note Sylvie Dervaux, en charge de la marque chez SCA. C’est aussi la seule marque d’incontinence à investir massivement en média (télé, presse, marketing direct, relations publiques). Sera-t-elle, à terme, la seule marque nationale face aux MDD ?



Lena Rose

19 juillet 2010

Les hommes aussi

Les hommes aussi

Une affaire de femmes, les petites fuites urinaires ? Que nenni. Selon une étude réalisée en avril dernier par l’Ifop pour Tena, 1 homme sur 10 est concerné par des fuites urinaires. Concerné, mais peu informé : 79 % des Français se sentent mal informés sur les fuites urinaires masculines et 60 % les considèrent comme un sujet tabou. Selon l’Ifop, plus réceptives aux messages de bien-être et de santé, les femmes se révèlent mieux armées pour accompagner leur conjoint dans la prise en charge de ce problème. Elles disposent d’une meilleure connaissance des solutions existantes, médicales et hygiéniques. C’est naturellement sur ce dernier point qu’intervient Tena avec Tena Men. La marque de SCA propose de nouvelles protections pour les hommes, armées contre les fuites et les odeurs grâce au système Odor Control et adaptées à l’anatomie masculine grâce à une découpe spécifique et un nouveau système d’élastification. Ce lancement est complété par un livret qui donne informations et conseils sur le thème “Fuites urinaires au masculin, les affronter à deux”.


L. R.

19 juillet 2010

Toilette intime : le marché se segmente

Toilette intime : le marché se segmente

Premier pas vers une segmentation du marché ? Il a été franchi par Corine de Farme, qui a lancé la première douche intime pour ados sans paraben, sans phénoxyéthanol, sans colorant et à 96 % d’origine naturelle, comme le reste de la gamme. « Il correspond à une réelle attente, car la puberté est une étape dans leur vie et source d’un changement hormonal significatif entraînant de réels désagréments intimes, souligne Audrey Gruner, responsable de marchés aux Laboratoires Sarbec. Elles recherchent donc des produits d’hygiène qui les aident à se sentir fraîches en toute sécurité. »

Un pack rose girly
Pour l’instant, les ventes du produit au pack rose girly confirment cette analyse car, en deux mois, ce produit s’est classé dans le top 5 des rotations (données IRI arrêtées au 30 mai, panel hypers). « C’est une réelle performance car il s’agit de ventes 100 % fond de rayon, sans soutien particulier puisque nous attendions d’avoir une diffusion de 100 % », se félicite Audrey Gruner. Il est soutenu depuis par une promotion (BRI de 2 € pour l’achat de 2 produits), ainsi que par des partenariats avec dotations de produits dans la presse pour filles. Cette douche intime se fera également connaître par une vague télé de trois semaines à la fin juillet, ainsi que par une série d’animations sur le web.
Ce produit surfe sur la vague porteuse des 2-en-1 corps et intimité, appréciés des femmes pour leur praticité. L’offre s’est d’ailleurs considérablement élargie ces derniers mois pour se composer du gel douche surgras Corps & Intimité de Laboratoires Vendôme, des gels douche En toute intimité de Bourjois, Corps & Intimité de Vania, Fraîcheur et Pureté de Femfresh et Corps & Intimité de Corine de Farme, lancé en même temps que la Douche intime pour les plus jeunes. A la praticité du 2-en-1 s’ajoute celle des grands formats de 400 ml.
Ces produits contribuent nettement à la croissance d’un marché déjà bien en forme. Au cumul annuel mobile à fin avril 2010, il s’est vendu quelque 6,8 millions de lingettes et de gels, soit 3 % de plus qu’en 2009, pour un chiffre d’affaires de 20,9 M€, en hausse de 2,4 %. Trois marques nationales se partagent les ventes, Intima (41 % en volume), Nivea (16 %) et Vania (11 %).
Les MDD (11 %) sont, pour leur part, leaders des ventes de lingettes (35 % en volume), devant Intima et Vania qui s’en octroient 23 % chacune. Elles n’en continuent pas moins à peaufiner leur offre de gels, à l’image de U, qui vient de lancer un gel de toilette intime sans paraben, sans savon et sans alcool.

Développer le rayon
Mais conscients du potentiel des marques nationales, les distributeurs donnent les moyens au rayon de développer sa croissance en augmentant de 7 % sa place dans les hypers. Ce développement ne laisse pas insensible Physelia Intimate, qui vient de procéder à une refonte de ses gammes. « La marque existe depuis 2007 et avait besoin d’une remise à plat pour repenser les formules, les visuels et vérifier si le positionnement dermatologique sur lequel nous avions commencé à nous positionner était le bon », explique Pascale Smadja, directrice marketing du département hygiène-beauté de LBD. La nouvelle gamme lancée en juin est sans paraben, à base de produits bio pour certaines références et formulée pour aider à renforcer la flore protectrice.


L. R.
Toilette intime : le marché se segmenteToilette intime : le marché se segmente

19 juillet 2010

Analyse des stratégies d’investissements toutes TV en 2009

Analyse des stratégies d’investissements toutes TV en 2009

Budget TTV 2009

25 146 K€ (PdM Hertzien : 77 % ; PdM TNT : 18 % ; PdM CabSat : 5 %)

 Télécharger le fichier au format PDF


Rédaction Points de vente

 L’EDITO
La tentation du virtuel

Consommer. D’un acte quotidien, tantôt banal, tantôt nécessaire, parfois jouissif, la crise en a fait un obstacle de plus au pouvoir d’achat des Français. Résultat : ils consomment moins. Selon l’Insee, les dépenses des ménages en biens ont reculé, en moyenne, de 0,5 % en 2011. Du...

Lire la suite...