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Fipronil, amitraze : la crise des oeufs contaminés s’étend

La crise des oeufs contaminés à l’insecticide fipronil s’étend. Elle touche, désormais, au moins 17 pays européens. Le 20 juillet dernier, les autorités belges avaient informé la Commission européenne que du fipronil avait été détecté dans des oeufs d’élevages des Pays-Bas et de Belgique. Une présence liée à une utilisation frauduleuse pour traiter les poux rouges des poules, alors qu’il est interdit pour le traitement des animaux à la consommation. Dès la fin du mois, le ministère de l’Agriculture publie sur son site internet la liste des premiers produits retirés de la vente en France : ils contiennent du fipronil à une concentration supérieure à la limite maximale des résidus « sans présenter de risque pour la santé ». Ainsi, dès le 22 août, Le 22 août, la crise s’étend et touche directement des produits français. Des références fabriquées en France avec des oeufs belges ou néerlandais sont ajoutées à la liste des produits contenant des traces de fipronil vendus en France diffusée sur le site du ministère de l’Agriculture. A savoir trois références de pâtes de marque « Grand-mère », une marque de pâtes de marque « Nos régions ont du talent » (Leclerc) et des pommes dauphines de marque Système U. Désormais, ce sont plus de 32 produits qui ont été retirés du marché en France (marques Casino, Eco+, Franprix, Grand-Mère, Chabrior, Leader Price, Les Trouvailles de Luciles, Lotus, Marque Repère, Monorix, Système U, U, Top Budget) : pâtes, brownies, gaufres, muffins…).

De son côté, la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) souligne dès le 16 août, dans un communiqué, qu’elle est « très attentive et préoccupée par l’évolution de la crise provoquée par les oeufs contaminés au fipronil » et rappelle que « dès le début, les enseignes adhérentes ont immédiatement interrogé leurs fournisseurs industriels afin d’obtenir la traçabilité exacte et des garanties sur l’absence de fipronil ».

Même chose du côté de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) qui, le 18 août, dans un communiqué, tient à réaffirmer « la forte mobilisation de ses entreprises afin d’identifier au plus vite les produits touchés et les retirer, le cas échéant de la vente ».

Mais depuis, le débat s’est envenimé entre industriels et distributeurs. En particulier par blogs interposés entre Michel-Edouard Leclerc, président du groupement des centres E.Leclerc et Richard Girardot, le PDG de Nestlé France. C’est le premier qui a lancé l’attaque dans un billet de son blog De quoi Je Me Mel après que certains de ses produits transformés (pâtes, brownies de Marque Repère ou Eco+) aient été retirés des rayons pour cause de contamination au fipronil avec des oeufs provenant des Pays-Bas. Il a notamment pointé du doigt la sous-estimation des risques par certains industriels, estimant « qu’on est face à un vrai problème qui est celui de la difficulté incompréhensible qu’ont certains industriels à tracer correctement et facilement leurs approvisionnements » (…) Un système assez opaque est ainsi pointé du doigt, que les lobbies industriels ont réussi à masquer jusqu’à présent en obtenant des politiques une exigence de transparence bien moins stricte que celle imposée aux distributeurs ». Evidemment, le message est mal passé. Le PDG de Nestlé France, Richard Girardot, s’est aussitôt fendu d’une réponse sur son blog soulignant que, pour lui, Michel-Edouard Leclerc a voulu « s’exonérer de toute responsabilité » et « détourner les soupçons vers l’ensemble de l’industrie agro-alimentaire et son association professionnelle, relativisant ainsi les problèmes de ses marques Repère ou Eco+ (…) Les distributeurs se retrouvent à faire face aux mêmes difficultés et responsabilités que les marques nationales (…) Cette forme de leçon est des plus malvenues de la part d’un distributeur qui, pour acheter toujours moins cher, pousse ses fournisseurs à la faute ». L’affaire aurait pu en rester là. Mais MEL a réagi promptement à ces propos dans un nouveau billet : « Mazette, le patron de Nestlé France s’est étranglé avec son KitKat en lisant mon bolg. Sa virulence n’a d’égale que sa mauvaise foi (…). Si le président de Nestlé avait lu mon papier avec plus ‘attention, il aurait noté que je ne mettais pas en cause la qualité de ses produits, mais que je regrettais que l’association (l’Ani, ndlr) qu’il défend aujourd’hui ne se soit pas impliqué dans cette affaire du fipronil dès le début (…). L’Ania n’est qu’un lobby économique au service de la seule rentabilité de ses membres ». 

Dans ce climat délétère, une autre crise pourrait voir le jour. Le 23 août, le gouvernement néerlandais révélait qu’un deuxième anti-parasitaire avait été utilisé par le prestataire de services incriminé dans la crise du fipronil. Et  le 25 août, le ministère de l’Agriculture a, en effet, indiqué que quelques élevages français de poules pondeuses avaient utilisé de l’amitraze en dehors des modes d’utilisation autorisés. Des investigations supplémentaires sont donc en cours. Le gouvernement français a demandé à l’Agence de sécurité sanitaire, l’Anses, « d’évaluer le risque sanitaire éventuel que présenterait la présence de tels résidus dans les oeufs ».

 

Rédaction Points de Vente

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