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Affaire Lactalis DR

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Affaire Lactalis
La grande distribution dans le viseur

Malgré le rappel des lots de lait infantile potentiellement contaminés à la salmonelle annoncé par Lactalis en décembre dernier, les enseignes, en raison d’un système de contrôle défaillant, ont continué à vendre ces produits. L’état somme la grande distribution de passer au contrôle électronique en caisse. 

Inexcusables. Les mots du ministre de l’économie, Bruno Lemaire ont été très durs envers la grande distribution. En réaction à la vente de lait infantile contaminé par des salmonelles vendu par Lactalis, le ministre a jugé la grande distribution inapte à rappeler la totalité des lots identifiés et coupable d’avoir continué à vendre ces produits après le rappel annoncé par Lactalis. L’histoire commence en décembre dernier. Suspectant une contamination aux salmonelles de certains laits produits dans son usine de Craon (Mayenne), Lactalis a appliqué le principe de précaution en faisant retirer l’ensemble des produits de marques Picot et Milumel le 21 décembre dernier. Malgré ces mesures, les marques incriminées étaient toujours disponibles dans les rayons de la grande distribution, révélant les faiblesses du système de contrôle et de retraits mis en place par les enseignes. Si les magasins E. Leclerc ont été les premiers visés, avec près d’un millier de produits infantiles potentiellement contaminés vendus – Michel-Edouard Leclerc s’en est vivement exprimé dans la presse – ils n’ont pas tardé à être suivis par Auchan, Carrefour, Monoprix et Système U. Le 2 janvier dernier, Auchan annonçait ainsi “avoir reçu une livraison comprenant des références concernées par le rappel du 21 décembre” et après un audit de ses magasins, il a été constaté que 52 produits ont échappé au retrait des 36 000 produits demandé. Tout comme Leclerc, le groupe a présenté ses excuses auprès de ses clients. Tous deux ont également pointé les problèmes de logistique de Lactalis. Dans ce sens, Intermarché a d’ailleurs opté pour la voie forte en décidant de cesser “définitivement” la distribution des produits infantiles de la marque. 

Enquête en cours
Ce mea culpa général vaut aussi pour Lactalis. L’entreprise laitière qui a été qualifiée de “défaillante” par le gouvernement dans sa capacité à alerter les consommateurs a présenté ses excuses dans la presse. En décembre, l’association UFC-Que choisir a annoncé vouloir porter plainte pour tromperie contre le groupe. De son côté, le porte-parole des familles de victimes, Quentin Guillemain interpelle l’état pour que soient mis en place, au sein des entreprises agroalimentaires, des audits des procédures internes de rappel de produits défectueux. Le patron de Lactalis, Emmanuel Besnier a admis que l’entreprise avait tardé à retirer les lots contaminés du marché et promis une indemnisation aux familles dont les bébés ont été contaminés par le lait infantile – pour l’heure, une vingtaine avérée. Proposition rejetée par les associations de victimes. Une enquête préliminaire est en cours au pôle financier pour blessures involontaires, mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée, et inexécution de retrait ou rappel. En attendant d’y voir plus clair sur les raisons de la contamination, le gouvernement a demandé aux enseignes de la grande distribution un contrôle électronique systématique en caisse. Un système déjà utilisé par le groupe Casino (Monoprix, Géant et Casino) mais qui n’est pas infaillible. Quant au groupe Lactalis, il a appelé à retirer la totalité des marques concernées par l’affaire dans le monde entier. Au total, ce sont 625 lots qui sont visés par un retrait du marché en France et plus de 12 millions de boîtes à rappeler, dans 83 pays.

Par Cécile Buffard

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