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Le Collectif des Gourmandes © DR

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Le Collectif des Gourmandes
Reconnaissance d’un savoir-faire

La jeune entreprise est l’une des lauréates du concours initié par la Feef et Auchan dans le cadre du 1er salon National des PME. À la clé : un référencement pour ses produits innovants, surprenants et gourmands. Retour sur un beau parcours de PME avec Laurence Rolland, créatrice et PDG du Collectif des Gourmandes. 

Miser sur les gourmandes, c’est un pari audacieux, non? 
Laurence Rolland :
 En fait, j’ai fait un contre-pied. J’ai changé de cible. Après avoir travaillé pendant 7 ans au sein du groupe Nutrition et Santé, en tant que responsable marketing de la marque Gerlinéa, au développement de produits minceur pour les femmes en attente de perte de poids, j’ai eu envie de m’intéresser aux gourmandes. Je suis partie d’un constat : autant les propositions de produits minceur, régime, légers, allégés sont multiples, autant on ne trouve que très peu de produits sains, différenciés, avec une vraie signature gustative en GMS. J’ai donc réalisé une étude pour savoir si ma perception du marché était réelle ou juste le fruit d’une illusion. Il s’est avéré, qu’effectivement, il y avait de fortes attentes de la part d’une cible que l’on a ensuite appelée les foodistas. Du coup, j’ai créé la société Gourmandes et Cie en 2011 et lancé une gamme de biscuits sablés sous la marque commerciale Le Collectif des Gourmandes. Avec l’idée de proposer des recettes complètement différenciées, très originales, sur la base d’une liste d’ingrédients absolument irréprochables. Nous n’utilisons aucun additif industriel, pas d’huile de palme, ni colorant, ni conservateur, ni arôme artificiel, ni exhausteur de goût. C’était pour moi une vraie façon d’innover. Il fallait inventer quelque chose qui marque les consommatrices d’un point de vue organoleptique, avec des particularités similaires à un biscuit fait maison, sans renoncer à nos engagements en matière d’ingrédients. Il fallait, aussi, que notre savoir-faire artisanal puisse être déployé à l’échelle industrielle.

On vous imagine seule, à la Steve Jobs, dans une cuisine… Comment avez-vous démarré?
Oui, au départ, j’étais seule. Et je fabriquais mes biscuits à la main. J’ai réalisé mes premières recettes dans la cuisine du restaurant d’un ami. C’est là, aussi, que j’ai réalisé mes premiers tests, auprès de ses clients, autour d’un café gourmand. Puis, très rapidement, j’ai rejoint Agropole sur Agen. C’est une plateforme /technologique avec des laboratoires d’analyses physico-chimiques et sensorielles sur laquelle on peut louer de petits couloirs de production pour réaliser des petites préséries d’essai. C’est là-bas que j’ai finalisé mes recettes au sein d’un espace de 60 m2 sur lequel j’ai installé mon premier four. Et comme, dès le départ, l’objectif était de commercialiser les produits en grande distribution, parce que c’est là où se situe le marché et que c’est un univers que je maîtrise, les choses se sont rapidement emballées. Il me fallait trouver un site plus grand. J’ai cherché très longtemps des locaux adaptés, sans succès. J’ai donc loué un grand local nu à Castanet-Tolosan, près de Toulouse, pour y implanter une unité de fabrication de 200 m2, aux normes. J’ai acheté mes premières machines et embauché le premier salarié de l’entreprise que j’ai formé.

Comment avez-vous financé ce développement? Les banques ont-elles été attentives?
Non. Les banques sont très frileuses. J’ai lancé la société avec seulement 40 000 euros de fonds propres. Ce n’était pas suffisant. Notre ensacheuse automatique, par exemple, représente un investissement de 100 000 euros. Et pour emprunter cette somme, les banques vous demandent d’avoir la même capacité en fonds propre. Cela m’a obligée à chercher des partenaires. Ce qui est drôle, c’est que dans le même temps, des amies créatrices d’entreprises dans le secteur des nouvelles technologies n’avaient aucune difficulté à lever des fonds importants alors qu’elles réalisaient un chiffre d’affaires moindre. Je me suis dit qu’il fallait, sans doute, adapter ce schéma de start-up des NTIC à la biscuiterie. Et j’ai trouvé deux investisseurs : Midi Pyrénées Croissance et le fonds d’investissement d’une école d’ingénieurs agroalimentaire de Toulouse, Intellagri. Ce sont des fonds non agressifs, dont la vocation est vraiment d’aider les entreprises dans la création de valeur, de croissance et d’emploi. Tous les deux m’ont permis de lever 100 000 euros en février 2013. 

Ces investissements ont-ils permis d’augmenter votre capacité de production?
Oui. Nous avons multiplié par deux nos cadences de fabrication, ce qui est énorme. Cela m’a notamment permis de me libérer davantage pour me consacrer à la distribution. C’est d’ailleurs là que j’ai pris contact avec la Feef, sous l’impulsion d’une de mes acheteuses. Très vite, nous avons reçu plusieurs propositions de concours dont celle d’Auchan, la seule enseigne que je n’avais pas encore réussi à intégrer. Jusque-là, nous étions référencés au niveau national chez Casino dans le cadre de deux actions ponctuelles. Et nous sommes très bien distribués en région chez Intermarché, carrefour, Système U, Leclerc…

Comment s’est déroulé le concours et sur quels critères?
La présélection se fait sur dossier et le concours s’est déroulé à Villeneuve d’Asq sur la base de certains critères, dont l’un est d’être producteur français. Cela tombe très bien puisque nous défendons fermement notre position de producteur. Tout simplement parce que ce n’est pas une position facile. C’est extrêmement risqué. Quand je me suis lancée, tout le monde me disait que j’étais folle, que je ferais mieux de sous-traiter. Pour moi, ça a été un parti pris d’entrée. J’ai toujours travaillé pour des sociétés qui fabriquaient elles-mêmes. Je trouve que c’est une liberté. Ça permet d’innover, de protéger un savoir-faire, et d’avoir une entreprise rentable rapidement, contrairement à ce que l’on peut imaginer. Lorsque l’on est propriétaire de son outil de fabrication, les marges sont forcément plus intéressantes. Du coup, nous étions complètement dans le profil des entreprises recherchées par Auchan. Nous avons présenté un nouveau projet très attendu des consommatrices : une gamme de macarons aux vrais fruits, de qualité pâtissière, mais longue conservation, ce qui n’existait pas. C’est une innovation que nous avons mise 18 mois à développer. 

Comment s’organise votre process d’innovation? 
Je fonctionne à l’impulsion. Je suis une dingue de l’innovation et du développement de produit. évidemment, en interne, nous n’avons pas une armée d’ingénieurs agroalimentaire. Je travaille avec des free-lances à chaque fois que j’ai une problématique. Et ça se passe très bien. Cela dit, dès que je le pourrai, c’est une fonction que j’intégrerai. Puis nous réalisons les essais en interne en arrêtant la production une journée. Nous organisons systématiquement des tests organoleptiques auprès d’un panel de consommatrices et nous suivons les produits en vieillissement. C’est un peu biaisé car ce sont de vraies aficionadas de nos produits. Mais nous prenons en compte les remarques afin d’affiner les recettes.

Votre capacité de production est-elle adaptée pour répondre à ce nouveau référencement?
Les difficultés ne se situent pas à ce niveau. Nous avons complètement optimisé et pérennisé toute la partie fabrication et nous sommes à peine à 30 % de notre capacité de production. Nous avons un bon potentiel de progression. Notre principale préoccupation se situe au niveau de notre organisation commerciale. Il faut être très présent sur le terrain. Nous allons recruter deux personnes : un chef de secteur sur la région parisienne et un autre sur le Sud-Ouest. Nous souhaitons intégrer cette fonction pour pouvoir transmettre notre culture d’entreprise. Nous avons une jolie histoire à raconter.

Et vos prochaines innovations et projets…?
Nous avons un “pipe” extrêmement fourni avec une dizaine de recettes sur deux nouveaux segments qui sont en phase de développement. Le souci, quand on est petit, c’est que l’on n’a pas le droit à l’erreur. Du coup, je suis assez prudente. Nous travaillons plusieurs pistes jusqu’au bout afin de minimiser les risques. Il nous faut déployer beaucoup de savoir-faire et d’inventivité. Et compte tenu de notre développement, nous envisageons d’effectuer une levée de fonds un peu plus importante en fin d’année pour asseoir notre déploiement commercial.

Feef - Auchan

1er Salon National des PME

Ça s’est passé le 13 juin dernier. Dominique Amirault, président de la Feef et Vincent Mignot, directeur général d’Auchan France, ont accueilli 123 entreprises, dont 111 adhérentes à la Fédération des entreprises et entrepreneurs de France. Objectif : participer au 1er Salon National des PME. Une manifestation qui a permis à plus de 250 collaborateurs des services centraux et des magasins de l’enseigne Auchan de réaliser une rencontre directe avec les PME. Avec, pour ambition, de mettre en avant les valeurs du “fabriqué en France” et de promouvoir l’innovation au sein des PME. Pendant cette journée, les visiteurs d’Auchan ont voté pour les 31 produits les plus innovants (sur plus de 100). Les lauréats verront leurs produits référencés dans une des régions des hypermarchés Auchan pendant les 6 prochains mois. “Ce concours innovant est la preuve de notre collaboration concrète qui permet à ces produits, alimentaires ou non, d’être retenus pour être la vitrine régionale d’Auchan. Après un tel succès, le rendez-vous est pris pour l’en prochain”, se réjouit Dominique Amirault, président de la Feef.

Propos recueillis par Catherine Batteux

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